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La vie ne fait souvent pas de cadeaux à certaines personnes. C’est le cas de cette mère de famille bloquée à Bamako pour les soins de sa progéniture. Elle est même sans abri durant la période de traitement. Fatoumata Traoré et son garçon âgé de 12 ans en ont vu de toutes les couleurs.

Cela fait environ deux ans à Konodimini dans la région de Ségou que Mamadou Traoré, a commencé à souffrir de maux de ventre. Fatoumata et son mari N’Dji Traoré ont fait recours à la médecine traditionnelle. Malgré ce traitement, la maladie persistait l’empêchant même d’uriner. C’est ainsi qu’ils ont décidé de se rendre au centre universitaire hospitalier Gabriel Touré. Là-bas, il s’est avéré que l’enfant est atteint de bilharziose et qu’il lui fallait une intervention de toute urgence. Vu la situation d’indigence de Mamadou et sa maman, l’hôpital a décidé d’accorder à l’enfant, une aide sociale qui va lui permettre de bénéficier gracieusement de trois opérations. Malheureusement, aucune de ces interventions n’a porté fruits. Vu la fragilité de son état, les médecins lui ont donné un rendez-vous de trois mois pour lui permettre de se reposer.

Entre temps, Fatoumata a perdu tous ses papiers parmi lesquels l’ordonnance de la prise en charge du service sociale. Ne pouvant plus retourner au Gabriel Touré, elle est restée désemparer avec l’enfant malade dans les bras sillonnant les différentes rues de Bamako. C’est là, qu’elle a rencontré une certaine Kani qui l’a conduite à la clinique » Soundiata » du Dr Mallé Traoré communément appelé Dra au Badialan III. Sans hésiter, elle a pensé que celui-ci pouvait soigner son enfant. Ce dernier a d’abord procédé à une première intervention dont le coût s’élève à 175.000 Fcfa mais sans succès. Une seconde opération s’élevant à 125.000FCFA a été effectuée mais celle-ci a davantage compliqué le problème. L’urine sortait désormais par les cicatrices au bas-ventre créées par les interventions.

Il ne pouvait même plus contrôler ses urines qui sortaient instantanément. Suite à cette situation, une troisième intervention lui sera effectuée à 65.000 Fcfa toujours sans succès. En plus de ces sommes faramineuses, il fallait aussi acheter les kits qui coutent excessivement cher. Ce qui intrigue dans cette affaire, c’est que les interventions ont toujours été faites dans une autre clinique sur la rue des » 30 mètres » allant à Niamakoro, non loin du cimetière de Faladié.

Aujourd’hui, cela fait quatre mois que l’enfant est hospitalisé dans cette clinique. Depuis qu’ils ont été admis dans cette structure sanitaire, ils n’ont reçu aucun papier justificatif de la clinique. N’Dji exerce une profession journalière d’éboueur à Sirakoro Meguetana pour pouvoir faire face aux dépenses du traitement de son enfant. Ainsi, il envoie tout ce qu’il gagne pour les soins de ce dernier.

Cependant, ces sommes sont en deçà des dépenses de la clinique. Dieu merci, sa situation de vulnérabilité a poussé plusieurs âmes sensibles à se mobiliser jusqu’à payer des interventions entières et même à leur donner régulièrement à manger. Fatoumata tient à les remercier du fond du cœur et en profite pour lancer un appel à toutes les bonnes volontés de l’aider à soigner son enfant qui a suffisamment souffert. Mamadou a besoin de soins adéquats qui consistent à la réparation de sa vessie dans un grand centre hospitalier tel que le Gabriel Touré, l’Hôpital du Mali ou le Point G.

Pour tout contact adressez-vous à Aly Traoré, un vendeur de carte de recharge au Badialan, proche de la famille. Il est au 76 24 05 61 ou au 62 65 66 65. Aider cet enfant est un acte de générosité que Dieu seul saura récompenser.

Fatoumata Mah Thiam KONE

26 Juin 2013.