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La Mauritanie, le Mali et le Haut Commissariat aux réfugiés ont signé jeudi 16 juin à Nouakchott un accord tripartite pour le rapatriement volontaire des réfugiés maliens dans leur pays.

Mais, la plupart des réfugiés n’envisagent pas le retour. En matière de sécurité comme de reconstruction, ils estiment que la mise en œuvre de l’accord de paix n’a quasiment pas débuté et préfèrent donc rester pour le moment à Mbera.
Car même si la vie est difficile dans le camp, les besoins de base en éducation, santé et assainissement sont pourvus. Et la sécurité assurée. « Chez nous, les hommes armés sont partout ; même dans les villes où sont situés les sites d’accueil, il y a des attaques », explique un jeune réfugié. « Et si tu arrives vivant dans ta localité, il n’y a plus rien, puits gâtés, maisons détruites : il faut un minimum de sécurité et de reconstruction pour qu’on puisse rentrer », souligne-t-il.
« L’insécurité dans cette région n’est pas le fait des mouvements armés, mais du terrorisme international », a tenu à préciser le ministre de la Solidarité. « Nous ne pouvons donc attendre la fin de la lutte anti-terroriste pour recevoir nos compatriotes ou non », a-t-il conclu.


Journée mondiale du réfugié : les réfugiés présentent leur cahier de doléance

A l’instar de la communauté internationale, le Mali a célébré hier la journée mondiale des réfugiés. C’était à la Cité des enfants. Le président des réfugiés, Patrice Mvuama. a profité de cette 17e journée pour expliquer au gouvernement et au HCR les problèmes auxquels sont confrontés les réfugiés. Il a présenté un cahier de doléances autour des problèmes de santé, l’éducation, l’assistance aux jeunes filles, la formation des femmes, le chaumage sont au cœur de leur préoccupation.

Selon le représentant de HCR, environ 18000 réfugiés sont présents sur le sol malien, répartis autour de Bamako, dans la région de Kayes et de Sikasso, vivant en parfaite harmonie et intégrés à la population.

Zié Mamadou Koné, Stagiaire

L’Indicateur du Renouveau du 21 Juin 2016