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Pour l’apaisement politique et social, le Mouvement de veille démocratique (MVD) invite les parties à une concertation nationale sur le projet de révision constitutionnelle.

Le président du MVD, Ibrahim Sy dit Ibou, a animé ce samedi une conférence de presse à la Bourse du travail pour en appeler à l’apaisement du climat politique et social, détérioré depuis l’annonce d’un référendum constitutionnel.
Il s’agissait, pour le président du MVD, d’inviter les protagonistes à un dialogue social dans une concertation pour aplanir les points de discorde sur la question. Avant, le MVD avait recueilli les analyses des deux plateformes « Oui An Sonna » et « An tè A banna, Ne touche pas à ma Constitution ».

Après analyses des positions, le MVD invite le gouvernement à faciliter la convocation d’une concertation nationale pour une sortie de crise définitive.
M. Sy et ses camarades se sont penchés sur les points de discorde. Il s’agit des articles 31, 36, 37, 53, 61 sans oublier les articles 103, 118, 128, 143 et 144. Ces articles, selon l’opposition, indiquent une volonté du président de la République d’ériger une monarchie.

M. Sy, sans parti pris, a estimé que ce projet corrige un certain nombre d’insuffisances que connaissent la Constitution de février 1992 mais comporte également des points ambigus. Il en veut pour preuve l’article 36 qui traite la vacance de la présidence de la République.

Selon lui, il corrige les insuffisances constatées lorsque l’ancien président Amadou Toumani Touré s’était vu dans l’incapacité d’organiser les élections tout comme le président de la Transition Dioncounda Traoré. Il y avait un déficit de loi pour régler ces cas. Mais ce qui gêne dans le camp du non, c’est l’absence de définitions de la nature des empêchements dans le projet de nouvelle Constitution.

Sur l’article 37 comportant des omissions concernant « l’indépendance de la patrie et l’intégrité territoriale national », il a souligné que cette omission sera corrigée sur instruction de la Cour constitutionnelle.

Le souci du camp du « non » par rapport à l’article 61 du nouveau projet, selon M. Sy, est que si le président nomme les 1/3 des membres du Sénat, et lorsqu’il y a un vote au Sénat pour l’incriminer, il sera nul doute sauvé par le Sénat par loyauté vis-à-vis de lui.

Pour venir à bout de cet imbroglio constitutionnel, le MVD invite les protagonistes à mettre le Mali au-dessus de toute considération et d’accepter d’aller à une concertation de sortie de crise. Pour faciliter cette solution, le MVD fera parvenir dans un délai court des lettres aux différentes parties.

Ousmane Daou
Du 31 Juillet 2017