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Le stade du 26 Mars de Yirimadjo a vibré au son de tam-tams et de flûtes ce jeudi 19 septembre. Pour une cérémonie “marquant le début du mandat” du président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK), au moins une vingtaine de chefs d’Etat et de gouvernements dont le président français et le roi du Maroc étaient à Bamako.jpg_une-2169.jpg

C’est une «cérémonie historique», selon François Hollande. Elu en France à un moment où le Mali s’enfonçait dans une crise politique et sécuritaire, il jouera un rôle majeur dans le processus de sortie de crise. Alors que le pays a réemprunté le processus démocratique, le président français effectué sa deuxième visite d’Etat dans notre pays, après celle du 2 février au plus fort d’une offensive militaire conjointe avec les armées maliennes, tchadiennes et de la Cédéao, réunie au sein de la Mission de soutien au Mali (Misma). «Je me souviens de l’accueil que vous m’avez fait le 2 février dernier ici dans la capitale. Nous étions au tout début de notre combat commun.

Aujourd’hui, nous sommes à son aboutissement… c’est une victoire, une grande victoire pour le Mali que nous fêtons ensemble», s’exclame François Hollande, avant d’expliquer qu’il faudrait une vigilance accrue. «La France sera aux côtés du Mali tant qu’il sera menacé. Nous conserverons ici les effectifs nécessaires pour aider les forces africaines à juguler toute menace», a-t-il précisé.

Forces militaires de la Mission intégrée des nations unies pour la stabilisation du Mali (Minusma, ex-Misma), Mission européenne de formation de l’armées maliennes (Eutm), forces armées tchadiennes en intervention au Mali (Fatim), et troupes françaises de l’opération Serval, le défilé militaire qui a clôturé cette cérémonie du 19 septembre 2013 étaient l’expression de l’aide multiforme accompagnant le Mali dans sa lutte contre des groupes terroristes qui ont occupé le nord du pays en 2012.

jpg_une-2170.jpgC’est à 11 heures 45 que le président Hollande a fait son entré sous la tribune des chefs d’Etat, suivi des présidents Tchadien Idriss Déby Itno à 11 heures 59, guinéen Alpha Kondé à 12 heures 00, et ivoirien Alhassane Dramane Ouattara à 12 heures 02 minutes. Ils y ont trouvé le Roi du Maroc, Mohamed VI, les présidents sénégalais, Maky Sall, congolais, Dénis Sassou Nguesso, burkinabé, Blaise Compaoré, nigérien, Mahamadou Issouffou, tunisien, Moncef Marzouki, Beninois, Yayi Boni, gabonais, Ali Bongo, ghanéen, John Dramani Mahmat, togolais, Faure Gnassimbé, équato-guinéen, Théodoro Obiang Nguema, nigérian, Good Luck Jonathan et cap verdien, Georges. Au-delà de ces 17 chefs d’Etat, plusieurs autres pays se sont fait représenter par des chefs de gouvernement ou des ministres.

Chacun d’entre eux ont eu des entretiens privés avec le président malien, élu le 11 août dernier avec 77,62 % des voix. Ce plébiscite est certes un atout pour le chef de l’Etat malien mais revêt aussi, selon le président tchadien, des exigences fortes : gouvernance, transparence, unité et réconciliation nationale ainsi que justice. «Avec IBK, le Mali est entre de bonnes mains», a commenté le président ivoirien. C’est «un bon et un grand président. Je le connais depuis longtemps», dit de son côté le président français.

«Le chantier qui est devant vous est vaste et complexe… Vous n’avez pas droit à l’erreur», a tempéré Idriss Déby Itno, en s’adressant à IBK. Se fondant sur une expérience de crise qu’il a connu entre 2006 et 2008, Déby a indiqué que la voix salutaire est l’implication des différentes forces vives du pays à ce processus. Aussi bien qu’Idriss Déby, Fançois Hollande, Alhassane Dramane Ouattara (au nom de la Cédéao), le roi du Maroc a promis d’accompagner le Mali dans cette nouvelle page qui s’ouvre pour le pays.

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Seydou Coulibaly

© AFRIBONE – Le 19 Septembre 2013