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L’Institut international de recherche sur les cultures des zones tropicales semi-arides (ICRISAT) mène des activités de recherche sur le sorgho, l’arachide, le petit mil, le pois chiche et le pois d’angole qui visent à aider les pauvres des zones tropicales semi-arides par le biais d’une science à visage humain et d’une recherche en faveur du développement fondée sur le partenariat, en vue d’accroître la productivité agricole et la sécurité alimentaire.

La 55e réunion du conseil d’administration de l’Institut s’est tenue du 26 au 29 octobre à l’hôtel Salam. Au terme des travaux, Dr William D. Dar, Directeur général de ICRISAT a animé un point de presse le dimanche 29 octobre.

Objectif, échanger avec les médias sur la nouvelle vision et la nouvelle stratégie de ICRISAT pour 2010. Dr William accompagné par Dr Dyno Keatinge, de la Direction générale des recherches a introduit les échanges par un message.

Il a déclaré : « ICRISAT préconise vivement et pratique une science à visage humain c’est à dire non pas la recherche pour la recherche mais celle qui vise des objectifs particuliers, se rapportant aux pauvres du monde rural. Par le biais de la science à visage humain, nous nous sommes engagés à contribuer de façon significative à la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, notamment ceux qui traitent des questions liées à la pauvreté, à la faim, à la problématique homme-femme et à la santé. Notre stratégie consiste à exploiter le potentiel de la technologie en faveur du développement, de la sécurité alimentaire, de la réduction de la pauvreté et de la protection de l’environnement en collaboration avec des agences et des organisations ayant une orientation similaire, en vue d’améliorer les conditions de vie des paysans démunis des zones tropicales semi-arides du monde« .

Au cours des échanges, les conférenciers ont fait un bref aperçu sur la nouvelle vision et la stratégie à l’horizon 2010.

Au Mali, l’Institut et ses partenaires concentrent leurs efforts sur l’amélioration de l’arachide et du sorgho. En ce qui concerne l’amélioration de l’arachide, l’Institut adapte les variétés aux besoins du marché en vue d’accroître les revenus.

Il assure la promotion des variétés améliorées avec le secteur privé. S’y ajoutent la lutte contre la contamination par l’aflatoxine, la poursuite et le renforcement de l’utilisation de matériel génétique.

S’agissant du sorgho, ICRISAT sélectionne des variétés et développe des systèmes de semences avec les paysans. Il met au point des variétés hybrides à partir des races locales.

Concernant les semences des variétés améliorées, Bonny R. Ntare, représentant de l’ICRISAT- Mali a soutenu que les dispositions sont prises pour produire des semences en quantité suffisante.

Par Adoul Karim Koné

31 octobre 2006.