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Il n’y a pas de doute que la question de Kidal sera au menu de l’entrevue entre les présidents IBK et Hollande en marge du sommet pour la paix et la sécurité en Afrique à Paris. Le premier pèsera de tout son poids pour que le second change de façon de faire à Kidal.

Le président de la République Ibrahim Boubacar Kéita séjourne depuis le 2 décembre dans la capitale française. IBK et une quarantaine de chefs d’Etat africains, le secrétaire général de l’ONU, des dirigeants européens et la présidente de la Commission de l’Union africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma répondent à l’invitation du président François Hollande pour un sommet « pour la paix et la sécurité en Afrique ». Le sommet débute vendredi 6 décembre pour s’achever samedi 7 décembre.

Si les échanges porteront, entre autres, sur les questions de défense et de sécurité en Afrique : terrorisme, piraterie, mais aussi changement climatique, le président IBK et le président français se rencontreront pour parler surtout du cas Kidal. L’occasion est toute trouvée pour le président du Mali, de faire part à son homologue des dernières évolutions à Kidal. Et d’exprimer son indignation sur l’attitude des forces de la Minusma et de Serval.

L’entrevue d’IBK avec Hollande est plus que nécessaire quand on sait que depuis son accession au pouvoir il y a trois mois, le président ne cesse de tendre la main aux bandits armés du « MNLA » pour un retour à la paix, mais ces derniers, apparemment, ne l’entendent pas de cette oreille.

Les provocations des bandits armés vis-à-vis de l’armée malienne, des autorités du Mali sont monnaie courante à Kidal. A cela s’ajoute leur refus d’être cantonnés conformément à l’accord de Ouagadougou.

Le changement de politique française souhaitée par les autorités maliennes à Kidal intervient au moment où l’opinion publique nationale est en train de hausser le ton contre les autorités françaises à travers des marches et déclarations contre la passivité du président IBK à Kidal et le soutien de Hollande au « MNLA ».

La volonté de changer de façon de faire des autorités maliennes à Kidal a été réaffirmée vendredi (au lendemain de la provocation du « MNLA » qui a empêché l’avion du Premier ministre d’atterrir à Kidal) par le ministre de la Sécurité, le général de division Sada Samaké. Pour le général, c’est juste une question de temps pour que Kidal revienne à la normale et soit sécurisée comme Gao, Tombouctou.

Hollande va-t-il se plier aux vœux des autorités maliennes ? Les jours à venir nous édifieront.

Après avoir été applaudi comme un « sauveur », la cote de popularité du président Hollande est au plus bas niveau au Mali.

Amadou Sidibé

05 Décembre 2013