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Le 8 décembre dernier, la capitale portugaise accueillait l’Europe
et l’Afrique. En cette circonstance, les dirigeants des deux
continents avaient sur la table des préoccupations comme
“l’énergie et les changements climatiques”.

Le président Tunisien,
Son Excellence Zine El Abidine Ben Ali a évoqué tous les contours
de l’énergie et des effets des changements climatiques tout en
misant sur l’adoption de politiques efficaces et audacieuses pour
une production d’énergie saine pouvant pallier à la pollution de
l’environnement.

L’ENERGIE ET LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES, UNE PRIORITE EN TUNISIE

Le président Ben Ali, dans son intervention, a d’abord rappelé que
la rencontre entre les deux continents permettra de galvaniser les
relations séculaires en poursuivant que l’inscription des
problèmes de l’énergie et des changements climatiques à l’ordre du
jour, témoigne de l’importance de ces problèmes et de la
détermination à les traiter et à en atténuer les incidences.

Ce
sont des problèmes auxquels la Tunisie accorde une attention
particulière. C’est pour raison qu’ils ont été inscrits au premier
rang des grands choix nationaux.

LES ACTIONS POUR DIMINUER LES EFFETS DU CHANGEMENT CLIMATIQUE

Dans le domaine des moyens pouvant réduire les effets du
rechauffement climatique le président dira qu’ils ont adopté une
approche pluridimensionnelle du développement dont le but est de
limiter les effets des changements climatiques et d’assurer une
gestion environnementale saine des déchets solides et liquides, la
lutte contre la pollution, l’utilisation des technologies propres,
la maîtrise de l’énergie et l’exploitation des énergies nouvelles
et renouvelables, ainsi que la promotion du transport collectif et
l’extension, le développement et la diversification du couvert
végétal et forestier de notre pays.

La Tunisie a signé la convention internationale sur les
changements climatiques à l’occasion du sommet de la Terre tenu en
1992 à Rio de Janeiro au Brésil et l’a aussi ratifiée.

En 2002, le
pays a également adhéré au protocole de Kyoto et a mis en place un
organisme national spécialisé chargé du mécanisme de développement
propre et cet avant l’entrée en application dudit protocole en
février 2005.

LA CONCRETISATION DE LA SOLIDARITE INTERNATIONALE

Le président a également invité l’ensemble des partenaires
européens à concrétiser les principes de Solidarité internationale
en la matière, de manière à contribuer à alléger l’impact des
changements climatiques et à appuyer les projets de développement
dans les pays africains.

Cette concrétisation permettra aussi de prémunir les pays
africains dont les économies sont en développement contre les
conséquences négatives de la hausse des prix de l’énergie et
contre les charges grandissantes des changements climatiques, et
les encourager à opter pour les énergies renouvelables et propres.

LES CHANGEMENTS CONSTITUENT DE VIVE PREOCCUPATION EN AFRIQUE

Les changements climatiques demeureront une source de vive
préoccupation pour les pays africains ayant un écosystème fragile,
et qui sont de surcroît, dépourvus des moyens et de mécanismes
requis pour faire face aux retombées de ces changements sur les
économies et sur la condition sociale des peuples.

Les changements climatiques sont toujours plus lourds à supporter,
économiquement, pour les pays africains, en raison de l’importance
fondamentale qu’occupent les produits agricoles dans les
exportations. Ces produits étant exposés à des facteurs naturels
fort préjudiciables entre autres la sécheresse, les inondations,
la désertification et l’irrégularité de la pluviométrie, avec
leurs conséquences sur la baisse des réserves hydriques et la
disparition de plusieurs espaces animales et végétales, sans
compter les graves fléaux sociaux qui en résultent souvent.

L’ADOPTION DE POLITIQUES EFFICACES ET AUDACIEUSES

Selon le président Zine El Abidine Ben Ali, la réussite dans la
protection de l’environnement et la maîtrise des efforts des
changements climatiques et de leurs graves conséquences, ne
peuvent se réaliser sans l’adoption de politiques efficaces et
audacieuses en matière de rationalisation de la production
énergétique et de son exploitation, et de réduction des émanations
de gaz nuisibles à l’environnement.

Le continent africain exploite faiblement des énergies
renouvelables telles que: l’énergie hydrique, éolienne et
l’énergie solaire. Pour une utilisation de taille, le président
Tunisien a demandé aux pays européens d’appuyer les efforts des
pays africains par un transfert efficace des technologies.

Mamoutou DIALLO (Stagiaire)

14 Décembre 2007.