Partager

Les 29 et 30 janvier, chefs d’État ou de gouvernement de l’Union africaine (UA) se réunissent à Addis-Abeba.

Ainsi, en prélude à cette rencontre, à l’initiative du chef de l’État libyen, Mouamar Khaddafi, dirigeants de la Communauté des États sahélo sahariens (Cen-Sad) se sont réunis jeudi, à Syrte en Libye.

Etaient présents, le leader libyen Mouamar Khadafi, les présidents Amadou Toumani Touré du Mali qui après sa visite officielle de trois jours en Espagne a fait escale à Syrte, Blaise Compaoré du Burkina Faso, Laurent Gbagbo de la Côte d’Ivoire, Abdoulaye Wade du Sénégal, Jao Bernado Nino Viera de la Guinée Bissau, François Bozizé de Centrafrique, Idriss Déby du Tchad, Faure Gnassingbé du Togo, Abdoulah Youssouf de la Somalie, le Premier ministre érythréen, Issayas Affeworki, le premier ministre nigérien Hama Amadou et représentants de nombreux autres pays.

Harmoniser leurs positions sur des questions qui seront débattues lors de ce grand rendez-vous continental, représentait l’objectif majeur de ce mini sommet.

A 11 heures locales, dans la salle Ouagadougou, les travaux ont directement débuté, sans qu’il n’y ait eu de cérémonie officielle d’ouverture.

Les chefs d’État et leaders sont entrés directement dans le vif du sujet.

En milieu de journée, Abderrhamane Chelgam ministre libyen des Affaires étrangères, a fait une déclaration à la presse, selon laquelle ce sommet consultatif de la Cen-Sad était consacré exclusivement à la prochaine conférence des chefs d’État de l’Union africaine prévue pour les 29 et 30 janvier.

Ce mini sommet, avait comme objectif d’harmoniser la position des pays de la Cen-Sad par rapport à l’ordre du jour du sommet de l’UA.

En effet, lors de cette rencontre, une série de nouvelles propositions, telle la création d’un gouvernement fédéral africain avec des ministres fédéraux, vont être annoncées par le Guide libyen va faire.

Ce sommet de Syrte, avait également comme but de permettre aux 23 pays de la Cen-Sad de pouvoir présenter une position commune sur ces propositions du Guide. Par exemple, il est utile de faire en sorte que tous les 23 pays de la Cen-Sad n’aient pas besoin chacun de prendre la parole sur toutes les questions à l’ordre du jour. En effet, trois ou quatre pays peuvent parler au nom des autres, permettant ainsi de gagner énormément de temps, a précisé un diplomate malien.

Tous les pays présents lors de ce mini sommet à Syrte, ont a l’unanimité approuvé les nouvelles propositions du Guide. Cependant, certains pays dont le Mali et le Burkina Faso ont émis le souhait que l’idée soit mûrement réfléchie.

Pour ces pays, il faut aller étape par étape, car ces propositions risquent de soulever un haut le corps chez certains pays très frileux en matière d’intégration africaine.

En effet, la création d’un gouvernement fédéral africain suppose un amendement de l’Acte constitutif de l’Union africaine. Or, certains pays ne perçoivent pas aujourd’hui la nécessité d’une telle initiative. Pour eux, il faudrait d’abord renforcer les structures existantes pour qu’elles soient plus opérationnelles.

29 janvier 2007.