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Cet attrait pour notre pays est compréhensible quand
on sait qu’il est l’un des rares dans la sous-région à
maintenir la paix sociale et la stabilité politique
gages du progrès socio- économique.

Cette image
positive du Mali, il faut tout mettre en oeuvre pour
la sauvegarder; cela est une manière de sauver la face
à l’occasion d’une rencontre aussi importante que le
Sommet Afrique-France.

Il ne fait aucun doute que
l’organisation au Mali du sommet Afrique-France est un
prétexte pour les autorités de rédoubler d’ardeur dans
le cadre de l’assainissement du District.

Chemin faisant, les differentes autorités du
District, des communes, voire policières sont à
l’oeuvre afin d’apporter leur contribution à la
reussite de l’événement majeur que représente le
sommet Afrique-France.

Il faut souligner que les
tâches sont multiples et relativement très complexes
quand il s’agit de soigner l’image d”un pays comme le
Mali toute chose qui n’est réalisable qu’à partir
d’efforts s’inscrivant dans le cadre d’une revolution
s’appuyant sur l’information et la sensibilisation
pour un changement de comportement.

PROTEGER NOS MOEURS, UNE PREOCCUPATION MAJEURE

Le Mali n’est pas un pays islamique, il est une
République démocratique et laïque, où les musulmans
représentent la majorité écrasante.

A l’étape actuelle
des préparatifs, les différentes autorités ont trouvé
un prétexte pour, peut-on dire, tenter de débarrasser
le District des nombreux bars et restaurants.

On le
sait depuis longtemps, les associations réligieuses
ainsi que plusieurs musulmans, séparement, ont
inlassablement cherché auprès des autorités
successives du pays depuis la deuxième République le
moyen de débarrasser le District des lieux de
dépravation des moeurs.

En raison donc de la laïcité prononcée de la
République, pendant de nombreuses années, le combat
des associations islamiques et des musulmans qui
donnent toujours leur point de vue sur les multiples
préoccupations sociales n’ont pu être prises en
compte.

C’est pourquoi, fréquemment, lors des séances
de prêche, on ne tarit pas de critiques à l’endroit
des autorités successives du pays, accusées tantôt
d’être laxistes, tantôt complaisantes par rapport au
respect de nos moeurs.

En effet, force est de constater que la laïcité est
un fait, le respect de l’autre un autre. La laïcité,
dit-on, ne doit pas être un prétexte pour certains de
ne pas respecter la croyance et les principes des
autres.

UNE OFFENSIVE QUI VIENT A POINT NOMME

Ces temps-ci, les efforts se mutiplient dans le sens
de la protection de nos moeurs. Il est vrai que les
incidents des vandales après le match Mali-Togo ont
été malheureux et jugés inadmissibles, en raison de
l’ampleur des dégâts matériels qu’une défaite dans un
match de football pourra difficilement justifier.

Mais, ce qu’on retient surtout de cela, c’est le fait
qu’ils se soient attaqués aux lieux de loisir en
particulier.

A l’époque, au sein de l’opinion publique
nationale, on n’a pu s’empêcher d’accuser les
associations islamiques, des musulmans, comme étant
des instigateurs de telles attaques qui seraient
ciblées.

Par la suite, c’est la commissaire de la Brigade des
moeurs Ami Kane qui a mené une action salutaire pour
débarrasser un quartier de la rive droite d’un bar où
la dépravation des moeurs avait atteint son paroxysme.

Cette initiative a été particulièrement saluée. A
cela, il faut ajouter la démolition de Eden Park au
Quartier Mali qui avait aussi longtemps fait parler de
lui.

Ce que l’on constate ces temps-ci, notamment avec
les préparatifs du Sommet Afrique-France, c’est la
multiplication salutaire des initiatives contre la
dépravation des moeurs.

Dans cette mouvance, la
commissaire de la Brigade des moeurs occupe une place
importante et elle est déterminée à jouer un rôle de
premier ordre. Cet engagement se renforce à la veille
du Sommet Afrique-France.

C’est de là qu’on dit que cette grande rencontre sera
un prétexte telle une surprise agréable et inattendue
pour soigner l’image de la capitale.

En effet, si la
démolition de Eden Park est le fait d’un élu communal,
les actions qui suivent et qui ont concerné la
fermeture d’une dizaine de bars sont le fait d’une
autorité policière.

Il est sûr qu’avec la synergie des
deux entités nos moeurs seront davantage protégées
dans le District de Bamako. Et peut être qu’on pourra
envisager d’étendre les opérations de ce genre aux
régions pour un meilleur équilibre de notre société.

Moussa SOW

29 août 2005