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En effet, le parti indique dans sa déclaration datée du 17 septembre que le deuxième rapport produit « pour noircir » le bilan de Tiébilé Dramé, président du Comité d’organisation du sommet Afrique France, « a été transmis au Premier Ministre qui, à son tour, l’a adressé au Président de la République« .

Le Parena précise ensuite que « ni le Chef du Gouvernement auquel était rattaché le Comité d’organisation, ni le Président de la République qui a nommé le Président du Comité d’organisation n’ont en aucun moment informé ce dernier du contenu et des conclusions dudit rapport« .

Enfin le Parena pointe un doigt accusateur vers Koulouba : « c’est un tel rapport qui a été envoyé à la justice par les services de la Présidence de la République« .

Malgré, cette certitude affichée par le parti du bélier blanc, d’autres sources mettent carrément la Présidence de la République hors cause.

En effet, selon ces sources, c’est la Primature – dont relevait le Comité d’organisation et dont relève le Contrôle général d’Etat – qui aurait commandité le contrôle sur l’organisation du Sommet Afrique France.

Ensuite, la Primature aurait transmis le rapport à la justice avec ampliation à la Présidence de la République.

Ainsi, ces sources précisent que Koulouba n’a été informé de l’existence du rapport qu’après la saisine de la justice.

C’est dire qu’aujourd’hui, un flou entoure cette affaire. Certains responsables se rejetent mutuellement la responsabilité quant à son déclenchement et sa transmission à la justice.

Dans ce flou, il est nécessaire de faire la part des choses et de situer avec exactitude les responsabilités.

C.H Sylla

19 septembre 2006.