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L’armée américaine a annoncé mardi avoir conduit en Somalie une frappe contre des islamistes somaliens shebab, « tuant approximativement 60 terroristes » La frappe, qui a eu lieu le 12 octobre dans la région d’Harardhere à plusieurs centaines de kilomètres au nord de la capitale Mogadiscio, « n’a pas fait de mort ou de blessé parmi les civils », estime le commandement militaire américain pour l’Afrique (Africom). « Nous estimons actuellement que cette frappe aérienne a tué approximativement 60 terroristes », indique l’Africom dans un communiqué. Cette frappe « de précision », effectuée « en soutien » au gouvernement somalien, est la plus importante conduite par Washington contre les islamistes shebab, affiliés à Al-Qaïda, depuis celle du 21 novembre 2017, qui a fait 100 victimes « terroristes », selon l’armée. « Les frappes aériennes réduisent la capacité des shebab à préparer des attaques futures, déstabilisent leur réseau d’influence, et dégradent leur liberté de manoeuvre dans la région », a déclaré l’armée américaine. L’objectif des Etats-Unis et de ses alliés est d’empêcher les shebab de s’installer dans des lieux où ils peuvent trouver « refuge », précise le communiqué. « Le groupe utilise des parties du sud et du centre de la Somalie pour préparer et diriger des attaques terroristes, voler l’aide humanitaire et dégrader sa liberté de mouvement dans la région », poursuit-il. En septembre, le Pentagone avait déjà annoncé avoir tué 18 combattants shebab dans une attaque.AFP