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Les jeunes de Sogoniko-Koda ainsi que toute la population, sont sortis massivement pour protester contre la vente de leur terrain de football près de CARMA-Mali à Sogoniko Koda.

Tout est parti de l’idée de clôturer le terrain de football par les jeunes de Sogoniko. Or, certains conseillers ont commencé à vendre une partie de ce terrain. Selon le président du club de Sogoniko, Dramane Coulibaly dit Bako, les conseillers municipaux Baba Sanou et Cheick Sangaré, le géomètre Zié Sanogo ont été surpris entrain de vendre une partie de ce terrain à certaines personnalités de la place. Pourquoi une brusque tension?

Lorsque les jeunes se sont rendus à l’évidence qu’une partie de leur terrain avait été vendue, ils ont aussitôt cassé les bornes. C’est ainsi que la mairie a porté plainte auprès du procureur de la République contre Malick Touré, considéré comme le principal instigateur.

Muni de ce mandat d’arrêt, la police décide d’aller arrêter le nommé Malick Touré. Ce qui provoque la colère des jeunes, du chef de quartier de Sogoniko, qui tous décident de marcher sur le commissariat de police du 7e arrrondissement et sur la mairie. Finalement la police renonce à son action et demande une rencontre d’explication avant d’agir.

C’est ainsi que les jeunes et le chef de village se retournent pour rencontrer le maire Souleymane Dagnon. Au cours de cette rencontre, le maire de la Commune VI s’est dit surpris de voir le terrain en question faisant partie du plan de l’urbanisme. Selon M. Dagnon, cela est imputable à ses prédécesseurs.

Quant à Dramane Coulibaly dit Bako, il campe sur sa position en disant: “Nous n’acceptons pas une dimunition de la superficie actuelle. En tout cas, il faut qu’on marche sur nos corps pour faire cela.

Aujourd’hui, personne ne comprend l’attitude des autorités municipales sur la gestion foncière de leur Commune. Rappelons que le terrain en question a été offert par le défunt chef de quartier de Sogoniko, Adama Sangaré. C’est dire qu’il y a plus de 15 années.

Pour le chef de quartier actuel, le plan de cette zone avait tenu compte de ce terrain de football, une mosquée, un dispensaire. A l’heure actuelle, seul le terrain a survécu à cette spéculation foncière.

En tout cas, les jeunes sont décidés à préserver leur espace de de sport quel que soit le prix. Les prochains jours nous édifieront !

Sadou BOCOUM

14 juin 2007.