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Lundi, c’est la fête de Tabaski. Après s’être assuré le mouton, le chef de famille va devoir encore mettre la main à la poche. Pour, cette fois-ci , payer des habits de fête aux enfants et aux épouses. Les marchés de la capitale sont pris d’assaut donc envahis depuis quelques jours par ces braves pères et mères de famille. Le plus souvent accompagnés le plus souvent par les enfants, ils font le tour des vendeurs de vêtements, d »habits et de chaussures.

Le Marché rose et ses rues adjacentes, les marchés de quartier sont submergés. Des groupes joyeux défilent devant les boutiques et les étals, . Les clients se bousculent autour des vendeurs d’habits, de chaussures et des mèches. Les enfants cherchent chaussures à leurs pieds goût et à leur pointure. Les femmes sont plutôt intéressées par les multiples variétés de bazin. Les jeunes filles négocient robes, jupes et autres « bodies ». Dans les boutiques, les traditionnels marchandages sont serrés. Des vendeurs ambulants très agressifs accrochent les clients dans les allées du marché.


« La fête de Tabaski est très dispendieuse, ma priorité, c’est d’abord les moutons et les condiments, mais aussi et surtout l’habillement des enfants. Cependant, c’est le prix élevé des moutons qui a un peu faussé nos données prévisions »
, explique Chérif Diallo, un fonctionnaire. Selon lui, Il n’y a pas, dit-il, d’effet de surprise pour dans la fête de Tabaski, car la date est connue d’avance et les chefs de famille peuvent s’y préparer d’avance.

Seydou Traoré, est chef de famille lui aussi, selon lui,juge que la fête de tabaski de cette année ne pouvaieut pas mieux tomber. « Le mois a à peine commencé. Nous venons de percevoir les salaires et les primes, il n’y a donc pas de soucis », renchérit constate ce fonctionnaire.
Comme, ces deux pères de famille, ils sont nombreux, les fonctionnaires à être un peu, relativement soulagés de la coïncidence de que la fête avec la fin du mois tombe à cette période du mois.

Bréhima Sylla, un jeune commerçant installé en face de la Grande poste, s’est spécialisé dans les habits d’enfant. L’affluence le réjouit :, « Nous sommes débordés de clientes, elles discutent trop longuement du prix, mais finissent toujours par acheter ». De son point de vue, les prix des habits sont abordables cette année. Tenez, explique-t-il, on peut se procurer un ensemble pour jeune garçon de 10 à 14 ans, selon le modèle avec 7000, 5000 et même 3000 Fcfa. La robe pour jeune fille du même âge se cède entre 2000 et 8000 Fcfa.

Le jeune commerçant reconnaît cependant que ces derniers mois ont été dispendieux pour les chefs de famille et semble même compatir à leur peine. « Il y a eu d’abord la rentrée des classes, puis le mois et la fête de Ramadan. Et maintenant la Tabaski », rappelle le notre commerçant.
Des étalagistes louent les services des batteurs de tam-tam pour attirer la clientèle. Les « coxeurs » (les intermédiaires) sont bien décidés à obtenir arracher leur part de l’énorme gâteau du jour et tentent d’attirer les clients en leur proposant du bazin, des ensembles pour enfants, des robes, à des prix défiant toute concurrence. Ils poursuivent les clients à la limite du harcèlement. Bref, une véritable frénésie s’est emparée des marchés.

Le bazin est particulièrement recherché pour la Tabaski. Au Grand marché, les boutiques, les échoppes et même les pousse-pousse sont remplis de ce tissu de toutes les qualités et de toutes les couleurs. Des vendeuses ambulantes en transportent en piles sur la tête. Il y en a pour tous les goûts et pour toutes les bourses. La première qualité, appelée « bazin riche », se vend entre 4500, 5500 Fcfa jusqu’à 6000 Fcfa le mètre. Le bazin « moins riche » coûte entre 1000 à 2000 Fcfa le mètre. On peut même en trouver à 600 Fcfa le mètre.

Les couturiers sénégalais sont très convoités en cette période de fête. Les beaux modèles qu’ils proposent ont désormais conquis le cœur des Maliennes comme .

Astan Traoré, est une jeune étudiante, elle apprécie particulièrement la couture sénégalaise. « Je suis venue acheter mon habit de fête avec les vendeuses sénégalaises. Ici, chaque tenue vêtement est une création. Ils ont une manière propre à eux de coudre, plus raffinée avec certaines perles qu’on ne trouve pas ici », soutient analyse la jeune dame.

Certaines commerçantes vont faire coudre des habits à Dakar qu’ils et viennent les proposer aux femmes travailleuses salariées. Et ça marche.
Mme Touré Adam Soumaré, est dans ce business. Selon elle, elles sont des centaines de femmes à prospérer dans ce commerce, témoigne-t-elle.

« Pour se rendre compte de l’ampleur de la situation, il faut faire un tour à la gare routière de la compagnie « Gana-Transport ». Car chaque jour, plus 15 cars font le trajet et la plupart des passagers sont des commerçantes d’habits », explique la commerçante. Elle ajoute pour faire bonne mesurera que le prix de ces habits défie toutes concurrences. Le bazin riche, teinté, mélangé avec des tissus brodé et cousu est ainsi vendu entre 25 000, 30 000 et 40 000 Fcfa, selon le modèle. Pas cher ? C’est selon.


Doussou DJIRÉ

05 Décembre 2008