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Lors d’une rencontre qui a eu lieu le 14 juin 2012 sur le projet d’exploitation du gaz de Bourakébougou, réunissant les cadres du secteur minier, les dirigeants de Petroma Sa, les directeurs généraux de l’AUREP, de la DNGM, des représentants de la Chambre des Mines, de EDM-SA et des conseillers techniques du ministère du commerce, des mines et de l’industrie, l’Etat malien a décidé d’accompagner sans réserve ce projet libérateur.

Avec preuve à l’appui, les essais de production d’électricité ont commencé avec succès permettant de produire l’électricité qui alimente le laboratoire, ainsi que d’autres installations annexes sur le site. L’AUREP a déjà effectué deux missions de suivi sur la zone du gaz de Bourakébougou ainsi que sur les sites de forages stratigraphiques de Didiéni et a exhorté le département à accompagner la société Petroma Sa.

Cette découverte est inédite pour le cas de l’hydrogène qui était connu ici depuis 1987 et encourage Petroma Sa dans son projet de mise en place d’une centrale électrique. Elle va permettre à d’autres sociétés d’investir dans les bassins sédimentaires au sud du Mali. D’ailleurs, la couverture médiatique faite par Petroma Sa sur la découverte du gaz et son utilisation comme source d’énergie a de nouveau réveillé des regains d’intérêts pour l’exploration du gaz et du pétrole au Mali, notamment dans la partie sud du pays.

Vu la continentalité du pays et dans le but d’avoir une utilisation immédiate du gaz localement, la société a entrepris des essais de production d’électricité en collaboration avec des sociétés canadiennes et américaines, spécialisées dans l’utilisation de l’hydrogène et du méthane pour produire de l’électricité.

Ceci explique que Petroma Sa a fait l’acquisition d’un groupe de 35 KVA alimenté par l’hydrogène de Bourakébougou, d’un laboratoire d’analyse du gaz (chromatographe) ainsi qu’un versatile permettant de contrôler le débit et la pression du gaz. Avant de préciser que pendant la phase de test, le puits est resté ouvert pendant plus d’un mois et des analyses du gaz du puits ont été effectuées et les résultats ont confirmé la constance de la pression et du débit du gaz ainsi que l’homogénéité de sa composition.

Au cours de cette réunion, les différentes parties sont convenues sur l’immense intérêt que représente ce projet et ont tout de suite pris les premières dispositions à commencer par la poursuite de l’évaluation des estimations des réserves, de faire une étude de faisabilité pour l’exploitation de la centrale électrique par alimentation avec l’hydrogène, d’organiser une réunion avec EDM-SA avec la participation de l’AUREP. Il s’agira aussi d’organiser une visite du site de la centrale électrique à hydrogène test avec le ministère du commerce des mines et de l’industrie et celui de l’Energie de l’eau et de l’environnement.

Le calendrier de la visite (Weekend) sera proposé par Petroma Sa qui va associer le département à la politique de communication pour mieux promouvoir les efforts de développement de l’exploitation d’une centrale électrique à hydrogène. Les participants ont proposé également d’assurer une meilleure coordination des activités entre l’AUREP et la société Petroma Sa sur les blocs 25 et 17, d’encourager la société pour le développement de la centrale électrique à hydrogène au Mali. Et, enfin, les principaux acteurs seront suffisamment édifiés sur les avancées de la recherche pétrolière et la problématique de l’alimentation d’une centrale électrique à l’hydrogène.

Pour une fois qu’un enfant du pays prend des risques financiers énormes en investissant dans la mise en valeur d’un secteur où jusqu’à présent aucun gouvernement malien depuis l’indépendance et aucune société étrangère n’a réussi. Cet effort louable qui doit être salué par tous ceux qui aiment leur pays et veulent le voir se développer.

«Le grand Mali que tout bon citoyen rêve de bâtir ne peut certainement pas être construit sans l’unité, la solidarité et le travail. Nous préférons de toute évidence que les ressources du Mali soient exploitées par des Maliens et mieux encore qu’elles servent d’abord à la population malienne à travers l’exploitation de ce trésor qui nécessite la construction d’une usine qui emploiera sans doute plus d’un millier de personnes» a indiqué Alou Baoubacar Diallo.

Moulaye HAIDARA

19 Juillet 2012