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Sixième du genre, le thème du rapport pour cette année est: « microfinance et réduction de la pauvreté« .

En effet, la lutte la pauvreté constitue une préoccupation nationale depuis plus d’une décennie. A ce titre, la stratégie de lutte contre la pauvreté dans notre pays fonde un grand espoir sur le secteur de la microfinance qui doit permettre aux pauvres d’avoir accès au financement et de réaliser des activités génératrice de revenus ou d’améliorer leur accès aux services sociaux de base.

Fruit de la coopération entre le gouvernement et le PNUD à travers l’Observatoire du développement humain durable et de la lutte contre la pauvreté, le rapport montre la relation entre développement humain durable et la micro finance. Il s’agit de comprendre la capacité de la micro finance à améliorer durablement le niveau de vie des populations bénéficiaires.

Le document traite également de l’état du développement durable dans notre pays et renseigne surtout sur la problématique du financement décentralisé et son impact dans la réduction de la pauvreté.
Il ressort de l’étude que adhérents à la micro finance sont passés de 522 000 en 2002 et plus de 800 000 en 2008 et la micro finance a acquis une place importante dans la dynamique de développement économique et social de notre pays.

Cependant, il reste beaucoup à faire pour que certains groupes de personnes parmi les plus vulnérables ou certaines régions ne soient pas à l’écart du système, constate le document qui précise que certaines populations des zones les plus déshéritées au plan économique et social et ne disposant de capacité minimale d’entreprise sont exclues de la micro finance.

Le rapport sur la base des constats a formulé des recommandations. Il s’agit notamment de la nécessité d’étendre et d’approfondir le domaine d’action des micro finance par l’extension des activités à l’ensemble du pays et l’ensemble des populations y compris les plus pauvres des pauvres, la sensibilisation et la formation de l’ensemble de la population cible afin qu’elle puisse bénéficier des opportunités offerte par la micro finance.

Le document recommande aussi la nécessité pour la micro finance de trouver des produits adaptés et innovants pour les population, et d’assurer l’appui institutionnel conséquent à la micro finance afin de lui fournir un encadrement plus fort et plus systématique des bénéficiaires. L’étude demande également la création d’un système d’information pour la micro finance afin de collecter et d’analyser les données sur la situation socio-économique des adhérents.

Le ministre Sékou Diakité a rappelé que l’objet des rapports nationaux sur le développement humain durable est de soulever les questions d’actualités et d’intérêt pour notre pays. Cela dans le but de susciter des débats et d’instaurer un dialogue sur les politiques entre les acteurs du développement.

Pour lui, le thème du présent rapport est d’actualité car, il fait une évaluation des impacts de la micro finance sur la réduction de la pauvreté dans notre pays.

Le représentant du PNUD au Mali, Philippe Poinsot, réjoui de la collaboration entre son institution et le gouvernement du Mali pour réalisation de cette étude qui montre l’intérêt que notre pays accorde à la lutte contre la pauvreté.

« La microfinance permet d’offrir des produits financiers et des crédits à ceux qui sont exclus du système financier classique pour les aider à conduire des activités productives ou génératrices de revenus leur permettant ainsi de développer leur petites entreprises » a constaté Philippe Poinsot. Il a expliqué l’intérêt que son institution accorde à l’élaboration aux rapports sur le développement humain.

De 1990 à nos jours, plus de 600 rapports sur le développement humain, régionaux, nationaux et mondiaux ont été publiés à travers 143 pays, a révélé Poinsot qui a souhaité que les résultats de la présente étude servent pour mieux articuler les actions du CSLP dans sa stratégie de développement de la micro finance.


Be COULIBALY

Essor du 17 Décembre 2008