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Le Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snesup) a observé du lundi 27 au mercredi 29 novembre une grève de 72 h. Il envisage une autre grève de 72 h à compter de lundi prochain, qui pourrait automatiquement se transformer en grève illimitée si le gouvernement ne lui donne pas satisfaction.

La grève de 72 h du Snesup a été effective dans toutes les facultés du Mali. Elle découlait de la suite défavorable à leur préavis déposé le 10 novembre au ministère de la Fonction publique.

Le Snesup reproche au gouvernement la non-application des points d’accord contenus dans le procès-verbal de la réunion de conciliation Snesup/Etat en date du 18 juillet 2006, l’annulation des résultats des examens organisés à la FSJP par l’administrateur provisoire, la non-attribution de logements aux enseignants du supérieur et chercheurs relevant de l’Education nationale.

Suite à des négociations ouvertes le 18 juillet 2006 entre le Snesup et le gouvernement sous la conduite de la commission de conciliation, la partie gouvernementale s’était engagée à satisfaire un certain nombre de points de revendication du syndicat.

Mais à ce jour, il semble qu’aucun de ces engagements n’est entièrement tenu. C’est pourquoi le CEN-Snesup exige la satisfaction sans délai des points ayant fait l’objet de cet accord.

Or, contrairement à la décision du conseil de l’Université, tenu les 20 et 27 avril 2006, l’administration provisoire de la FSJE a décidé d’organiser la 1re session des examens de fin d’année 2005-2006.

A plusieurs reprises, le comité syndical de la FSJE a émis un avis contraire à l’organisation de ces examens non seulement au niveau de l’administration provisoire, mais aussi au niveau du rectorat et du ministère. Malgré tous ses efforts, les résultats de ces examens ont été affichés. Le Snesup exige leur annulation.

Selon Djibonding Dembélé, secrétaire administratif du Snesup, secrétaire général de la FSJE, ces examens se sont déroulés dans des conditions anti-pédagogiques. « Nous demandons l’annulation des résultats affichés », réitère M. Dembélé.

Sur la question de logements, le Snesup pense que le gouvernement le tourne en bourrique. « Cette fois-ci, il faut que nos problèmes soient réglés. Sans quoi, nous ne sommes pas prêts à reculer« , averti Abdou Mallé, secrétaire général du Snesup. « Sans satisfaction de nos revendications, c’est fini pour l’université de cette année », ajoute-t-il.

Si rien n’est fait, le syndicat compte aller, après le 6 décembre, automatiquement à une grève illimitée.


Sidiki Doumbia
(stagiaire)

30 novembre 2006.