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smc.jpgLa semaine dernière, le ministre de la Promotion des Investissements et des PME, Ousmane Thiam a procédé à la coupure du ruban symbolique d’une unité de confection d’habillement, la Société malienne de confection (SMC-S.A), d’un montant d’environ à 700 millions de Fcfa.

Valoriser la matière première locale en particulier le coton reste la principale mission que la SMC-S.A s’assigne.

Entreprise à vocation sous-régionale, la SMC-S.A est spécialisée dans la confection industrielle de vêtements administratifs, de travail, d’équipements et de protection individuels (EPI). Elle est une entreprise française de confection industrielle délocalisée dans notre pays.

Le régime douanier des zones franches dans le code des investissements est désormais une réalité tangible dans notre pays. En effet, la SMC-SA bénéficie de tels avantages fiscaux au Mali.
Entreprises bénéficiant du régime des zones franches, sont considérées comme des entreprises sous douane. Elles ne paient aucune taxe ni à l’importation ni à l’exportation. Mais le recrutement du personnel local permet de créer des emplois, d’améliorer le savoir-faire local. Ceci implique bien sûr, une certaine répercussion sur le fonctionnement de l’appareil économique par la redistribution des revenus en terme de salaire, d’allocation payée au service de sécurité sociale…

Certains pays comme l’Île Maurice, la Tunisie, Madagascar… doivent leur prospérité économique actuelle au régime des zones franches.

Fruit d’un partenariat réussi entre Maliens et Français (SOFRECAP), la SMC-S.A a ouvert ses portes, il y a plus d’une année. Cependant, ce n’est qu’en février dernier que les activités ont réellement démarré.

La SMC-S.A a pour ambition de valoriser la matière première locale en particulier le coton. Mais avant, nos unités de transformation du coton doivent se mettre en phase avec l’évolution technologique. En effet, le type de tissu utilisé par la SMC, une qualité de tissu en coton mélangé, n’est pas disponible sur le marché local. Donc, elle est obligée d’importer les intrants de la Chine.

Les travaux selon Christian Odouin, directeur de la SMC-SA, ont commencé par la formation du personnel. La sélection des personnels recrutés à compter du 1er février de cette année, s’est effectuée sur les personnels formés. Les femmes constituent essentiellement la main-d’œuvre. Elles sont toutes diplômées des écoles de formation en coupe et couture de la capitale. En plus de leur formation initiale, celles-ci ont suivi un stage de formation en confection industrielle dispensé au sein de la structure durant 5 mois. Sur la centaine retenue au départ, 66 ont à la fin de cette formation, bénéficié d’un contrat d’embauche.

De même, révélation a été faite par Mr Odouin que de nouveaux projets d’investissement sont en cours, chose qui permettra à l’entreprise d’accroître sa capacité de production et d’augmenter le nombre d’employés.

En effet, la SMC a comme ambition de créer de nombreux emplois, de former la main-d’oeuvre (faire du transfert du savoir-faire une réalité) et la promotion dans notre pays des notions de normalisation, de fiabilité et de qualité en vue de répondre aux besoins des consommateurs.

Pour atteindre ses objectifs, la SMC-SA selon Mr Odouin, a besoin du soutien des autorités maliennes.

En réponse, assurance a été donnée par le ministre de la Promotion des Investissements et des PME, du soutien de son département à la nouvelle unité.

11 avril 2007.