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Après la victoire du Mujao sur le Mnla 6 émirs d’Aqmi à Gao

Après la prise du contrôle de la ville de Gao par le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), l’heure est à la préservation des acquis. C’est ce qu’expliquerait la présence à Gao, depuis le mercredi 27 juin 2012, de six émirs d’Aqmi.

Depuis le mercredi 27 juin 2012, date qui marque la première grosse défaite du MNLA dans son aventure indépendantiste au Nord du Mali, on signale l’arrivée d’un renfort de combattants d’Aqmi à Gao. Ils sont menés, selon nos sources, par une demi-douzaine d’émirs d’Aqmi. Il s’agit notamment de Mocktar Belmoktar dit le Borgne, Abdel Kader Drouckdel, Hamadaou Ould Medkeria dit Abougoungou, Seyd Faycal Aly, Kailly Yset Abdoul Jabal, et Abdoul Katim Targoui.

Comme pour signaler qu’ils ne sont pas venus dans la Cité des Askia en simples visiteurs, ces chefs de guerre auraient passé 4 h d’horloge (de 1h à 5h du matin) à se concerter pour mettre en place une stratégie contre toute tentative d’assaut des éléments du MNLA qu’ils ont mis en déroute après une seule matinée de combats. Ces combats auraient fait, selon certaines sources, 37 morts dans le camp du MNLA dont des membres de son drôle de gouvernement appelé Conseil de transition de l’Etat de l’Azawad (CTEA).

Depuis hier jeudi 28 juin 2012, 23 véhicules 4×4 de combats remplis de combattants seraient arrivés en renfort à Gao pour parer à toute éventuelle réplique des vaincus. Un certain Belmoktar en est le chef des opérations.

Du côté de Bamako, on réaffirme que cette guerre entre marchands d’illusions ne saurait détourner le gouvernement de l’objectif principal qui est de bouter du territoire national les assaillants de quelque nature que ce soit.

La durée et les moyens humains et matériels demeurent les seuls inconnus de cette équation, quand on sait que les autorités tardent à accorder leurs violons quant à une intervention militaire des forces de la Cédéao.

Markatié Daou

L’Indicateur du Renouveau du 29 Juin 2012