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Situation sécuritaire précaire à Bamako : les consignes du premier ministre

Ce mercredi 2 mai 2012, la capitale malienne avait repris son cours normal après quarante huit (48) heures d’échauffourées entre des militaires, avant de sombrer encore dans la violence. Entre dix heures et midi, des tirs ont été entendus vers le camp des parachutistes communément appelé «bérets rouges», sis au quartier Djicoroni en commune IV du district de Bamako.

La situation qui a entrainé l’évacuation des travailleurs de la citée administrative viendrait d’une alerte selon laquelle des hommes embusqués séviraient toujours dans le secteur, pendant que le camp est sous contrôle des militaires fidèles au Comité National de Redressement de la Démocratie et la Restauration de l’Etat (CNRDRE).

«Nous avons assisté à une tentative de déstabilisation ces dernières 48 heures qui s’est soldée par une victoire, pas encore complète, de notre armée et de nos forces de sécurité», a souligné le premier ministre, indiquant que «quelques éléments armés» opérant en « (tenues) civiles» sont toujours dans la nature. Ce qui justifie, selon lui, le renforcement du dispositif sécuritaire dans la ville pour la protection des personnes et de leurs biens. «Il n’y a pas lieu de paniquer», a-t-il soutenu.

Les derniers développements de la situation semblaient avoir entrainés une certaine frilosité au sein de la population civile. Ce qui a contraint le premier ministre, Cheick Modibo Diarra, à faire ce «communiqué intermédiaire» à la télévision nationale, le temps d’avoir un point complet sur les événements. En fait de communiqué, Cheick Modibo Diarra a appelé la population au calme et à la vigilance. Il a été demandé aux élèves et étudiants de «rester à la maison», avant la normalisation de la situation.

Des policiers, des gendarmes, des gardes républicaines, des agents de l’armée de terre, etc., patrouillent dans la ville à bord de véhicules ou à motos. Au-delà de ces mouvements, des témoins affirment avoir vu près d’une dizaine de chars s’acheminer vers Sébéninkoro (extrême ouest de la ville de Bamako) en provenance de Kati. Le camp des «bérets rouges» situé à Samanko (périphérie de Bamako) est-il en ligne de mire ? Rien n’est moins sûr ! En tout état de cause, le camp Djicoroni para (d’où la fronde est venue) est entre les mains des forces régulières.

Par ailleurs, des fouilles de véhicules sont en cours depuis le début des hostilités dans le centre-ville de Bamako et à l’entrée de Kati à la recherche d’armes de guerre dont on soupçonne être entre les mains de personnes non membres des forces de l’ordre du Mali.

Seydou Coulibaly

03 Mai 2012

©AFRIBONE