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Après le lancement des mandats d’arrêts nationaux et internationaux contre certains responsables d’AQMI, du MUJAO, d’Ançar Dine, du MNLA et du MIA, la panique s’est installée à Kidal. En effet, selon des sources proches des leaders des deux derniers mouvements cités, dirigés respectivement par Bilal Ag Acharif et Alghabass Ag Intallah, l’heure est à la réflexion et à l’élaboration des stratégies pour amener Bamako à la table des négociations.

Le premier scénario auquel les terroristes nationaux ont pensé consiste à dissoudre le MNLA et le MIA pour créer un nouveau mouvement. Ce dernier va, semble-t-il, reconnaître la laïcité de l’Etat et l’intangibilité des frontières maliennes. Seulement voilà : ce énième futur mouvement est confronté, nous a-t-on dit, à un problème de leadership, puisque Alghabass et Ag Acharif sont, tous deux, sous mandat d’arrêt.

Ce problème de leadership est un casse-tête pour les communautés touarègues impliquées dans le conflit, notamment les Ifoghas qui veulent toujours diriger.
Le second scénario porte sur un rapprochement avec «leurs frères Sonrhaïs, Peuhls, Arabes» afin que, ensemble, ils posent la problématique du développement du Nord du Mali et, pourquoi pas, son autodétermination. Sur ce point également, il n’y a pas, pour l’instant, une convergence de vue.

Ce qui est sûr, c’est que les terroristes maliens, logés à Kidal, sont paniqués. Ils ne savent plus à quel saint se vouer, en dehors du 334ème saint de Tombouctou qu’est François Hollande, depuis le 10 janvier, début de l’Opération Serval.

Paul Mben

22 Septembre du 18 Février 2013