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Le Directeur Général de la Police Nationale du Mali, Moussa Ag Infahi, était face à la presse, le jeudi 23 juin, dans les locaux de sa Direction, pour faire le point, à mi-parcours, de la situation sécuritaire au Mali. Il était, pour la circonstance, accompagné de son adjoint, le Commissaire divisionnaire, Mamadou Zoumana Sidibé.

une-3210.jpgSelon le Directeur Général de la Police, ce bilan à mi-parcours s’inscrit dans un contexte sécuritaire très volatile. Dans le nord du Mali, l’insécurité est caractérisée par des attaques sur les FAMA, des attaques sur la Minusma et sur les axes routiers.
Il a été constaté sur le reste du pays, une dimunition de la criminalité dans certains centres que la Police contrôle, et cela grâce, non seulement aux efforts qui résultent de la montée en puissance de la Police nationale, mais aussi aux concours des autres forces de sécurité, parce que la lutte contre l’insécurité n’est pas seulement l’apanage de la Police nationale, c’est un effort global mené par toutes les autres forces, a expliqué Moussa Ag Infahi.
Il a, par ailleurs, ajouté que le renforcement des patrouilles a permis aussi d’obtenir un résultat dans la lutte contre l’insécurité. C’est ainsi que le nombre des patrouilles à Bamako est de 1.154 et celui des régions, 1.658.
La Police veut maintenant travailler sur deux volets : la lutte contre la criminalité et le terrorisme. Dans la lutte contre l’insécurité, il a été interpellé à Bamako 2.186 personnes et 8.089 dans les régions. La Police a procédé également à la saisie des engins pour diverses infractions, notamment 387engins à deux roues, 14 engins à quatre roues.
Les efforts ont surtout porté sur l’effectif de la Police nationale. Il a été recruté récemment 2.200 élèves-policiers, qui finiront bientôt avec la formation militaire avant d’entrer, le 4 juillet prochain, avec la volonté de Dieu, à l’Ecole Nationale de Police, à en croire le Directeur Général.

Ce nombre, dira-t-il, est susceptible d’augmenter, parce que dans le cadre de l’élaboration de promotion sécuritaire, un planning sur cinq ans a été arrêté pour que d’ici à l’horizon 2020, on puisse doubler les effectifs actuels.
Le Directeur Général a aussi attiré l’attention des uns et des autres sur l’existence prochaine d’un commissariat de police dans chaque lieu de cercle du Mali et, très bientôt, le 2ème arrondissement de Kati suivi de Kalabancoro, Ménaka et Ansongho seront opérationnels, d’ici à la fin de l’année.
S’agissant des moyens de locomotion, les unités de police ont été déjà dotées de plus de 20 pick-ups et 50 motos. S’y ajoutent 6 motos à 4 roues, 7 pick-ups réservés pour les forces spéciales de la Police, 2 véhicules pour la Police scientifique et technique et 20 groupes électrogènes pour les unités de la Police.
Pour la lutte contre le terrorisme, des unités ont été spécialisées, des forces ont été fédérées à travers la coopération internationale. Dans les postes de contrôle des frontières, un dispositif a été mis en place, en vue de renforcer les capacités opérationnelles, a conclu le Directeur Général de la Police Nationale.

Adama Bamba

22 Septembre du 27 Juin 2016


Police nationale : le DG fait un bilan à mi-parcours

Dans le but d’informer les citoyens sur la situation sécuritaire du pays, le DG de la Police nationale malienne a donné une conférence de presse dans ses locaux ce jeudi 23 juin 2016.

D’entrée, le DG de la police nationale, le Contrôleur général Moussa Ag Infahi, a décrit la situation sécuritaire volatile dans le Nord du pays, caractérisée par «des poses d’engins explosifs, des attaques contre les check-points des FAMa, contre la Minusma, sur les axes routiers et autre banditisme résiduel », précisera-t-il.
Ce qui est, cependant, aux antipodes de la situation dans le reste du pays où l’on constate «une certaine diminution de l’insécurité». Toute chose qu’il n’a pas manqué d’attribuer «à la montée en puissance de la police, mais aussi aux autres forces » engagées dans ce combat.
Ce qui se traduit par le renforcement des patrouilles qui sont passées à 1 154 dans le district de Bamako et à 1 658 dans les régions. Ce qui a eu pour effet de mener à 2 186 personnes interpelées à Bamako contre 8 083 dans les régions. Quant aux engins saisis au compte de diverses infractions, on note 387 motos à deux roues et 14 à quatre roues. 1 382 accidents de la circulation sont enregistrés ayant occasionné 1 182 victimes dont 38 décès et 1 144 blessés.
Ces résultats découleraient des efforts engagés en dotation des unités en véhicules roulants dont plus de 20 Pickups, 50 motos, 6 motos à quatre roues, une vingtaine de groupes électrogènes; 7 pickups aux forces spéciales; 2 véhicules pour la police scientifique. A côté de cela, il faut noter le renforcement du dispositif sécuritaire à nos postes frontières. Ce qui concourt à intensifier la lutte contre le terrorisme. A ce propos, dira-t-il, les unités ont été spécialisées. Ainsi, le Gipn appelé aujourd’hui Forsat (Force spéciale anti-terroriste), serait une fédération des trois forces que sont la police, la gendarmerie et l’armée. La formation des personnels serait un autre maillon fort qui « a permis de constater cette évolution entre le 20 novembre au Radisson et le 21 mars au Nord-sud : le temps de réaction des hommes a changé et la procédure des hommes a changé. Et aussi la manière de mener les enquêtes. Ils sont devenus plus professionnels». Il en veut pour preuve la maitrise de la police technique et scientifique, et la section criminelle de la BIJ par l’amélioration des outils servant à l’analyse des téléphones portables et des ordinateurs. Les documents administratifs ont aussi connu une évolution sécuritaire avec la carte Nina, qui a valeur de pièce d’identité, et le passeport biométrique dont l’établissement est une réalité aussi bien au Mali que dans certaines de nos représentations diplomatiques à l’étranger, a-t-il annoncé.

Le contrôleur général, conférencier du jour, a poursuivi en signalant que notre police nationale s’est aussi engagée dans la coopération avec les autres pays dans cette lutte contre le terrorisme. Et ce par sa participation a des rencontres dont celle dans le cadre du G5-sahel à N’djaména, celle des chefs de police de l’Afrique de l’Ouest à Abidjan, sans oublier celle des chefs de police des Nations unies à New York du 1er au 5 juin dernier.
A côté de cela, le DG a abordé les perspectives. Notamment, en termes de renforcement des effectifs, l’on retiendra qu’en plus des 2 200 recrues qui terminent très bientôt leur formation commune de base pour entrer à l’Ecole nationale de police dès le 4 juillet prochain, ce sont 15 élèves commissaires et 8 élèves inspecteurs qui y suivent leur formation. Et cela n’est pas l’effet du hasard, car « dans le cadre de notre élaboration de la loi sécuritaire, nous avons un planning sur les cinq ans pour que d’ici 2020, nous puissions peut-être doubler nos effectifs actuels », annoncera-t-il. En plus de ces efforts en personnel, c’est la carte sécuritaire qui devrait elle aussi subir un changement qualitatif. C’est ainsi que nous devrions, selon lui, avoir un commissariat dans chaque chef-lieu de cercle et grande commune qui n’en disposerait pas encore. A cela il faut ajouter la volonté, d’ici la fin de l’année, de « rendre opérationnels les deuxièmes commissariats de police de Kati, de Kalabancoro, Ménaka et Assongo », poursuivra-t-il.
Pour terminer, il réitèrera la ferme volonté de ses services à maintenir le cap car si les terroristes semblent dispersés, il n’en demeure pas moins qu’ils restent nocifs du fait, selon le DG, des infiltrations dans nos villes. Pour ce faire, dit-il, les taximen, les hôteliers et bien d’autres secteurs d’activité ont été convaincus de collaborer avec les forces pour une sécurisation plus efficiente.

Abdoulaye KONATE

Le Prétoire du 27 Juin 2016