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Le Parti Développement Economique et la Solidarité (PDES) porté sur les fonts baptismaux le 17 juillet 2010 est loin d’être heureux depuis les évènements du 22 mars dernier. En effet, ce jeune parti qui regroupe les héritiers du l’ancien Président de la République Amadou Toumani Touré traverse des moments particulièrement difficiles. Un héritage difficile à assumer. Et pour cause ?

Tout commence par la mise à sac dès le 22 mars du siège du parti des amis d’ATT situé à Bamako Hamdallaye ACI. Depuis le président du parti Hamed Diane Séméga et son mentor coulent leur exil au Sénégal, pays de la Téranga.Un bâtiment flambant neuf loué au frais de la princesse, qui a été entièrement détruit par des individus hostiles à l’ancien régime. Fin à cette vie de grands guides qui était le quotidien des amis du Président, dans les 4×4 et autres grosses cylindrées rutilantes sur les boulevards de la capitale malienne.

Aussi à cette douleur immense, s’ajoute celle de l’arrestation de son Deuxième vice Président. N’Diaye Ba, ancien ministre de l’artisanat et du tourisme du régime ATT, ce mardi 6 novembre. La deuxième personnalité politique du parti a donc élu domicile au lycée de Bamako Coura.Le Kayesien qui abandonné les rangs du Cnid aurait détourné des dizaines de millions de francs CFA à l’Omatho. Un autre coup dur.

Aujourd’hui, on ne sait même plus ce que devient le Pdes. Trop tôt pour parler de mort. Les personnalités ne s’expriment plus ou presque par crainte. Le siège, en ce qui le concerne, n’existe plus. Après la mise à sac du 22 mars 2012, un Chinois œuvrant dans l’hôtellerie, est à pied d’œuvre pour ériger le siège du PDES en Bar. Un nouvel univers odieux qui viendra s’ajouter aux centaines que compte déjà le District de Bamako.

Ce dernier est bien décidé. Le Promoteur de L’HOTEL STAR, ex PDES a déjà biffé toutes les écritures qui rappellent le parti des amis de ATT. Aux dernières nouvelles, dès la Saint Sylvestre prochaine, la jeunesse de Bamako pourrait se retrouver à l’ancien siège du Pdes devenu Bar. Histoire de lever le coude, au rythme endiablé de la musique de l’artiste malienne, Sali Sidibé. Pourquoi pas ?

Le Grand.

Agora du 12 Novembre 2012