Partager

Depuis le 22 mars, on continue à oublier le Nord- Mali avec les pauvres populations laissées pour compte ; aucun secours humanitaire signalé à fortiori prétendre à un minimum de sécurité en faveur de ces populations déshérités dont nombre sont devenues refugiés dans leur propre pays.

Dans le contexte actuel, il faut le rappeler la principale raison évoquée par les auteurs pour justifier le coup d’Etat demeure la déliquescence de la situation dans le Nord. Les politiciens de tous bords ont relégué au second plan cette situation pour se consacrer uniquement à se battre pour les postes à occuper au sein du gouvernement et des institutions de transition. On le voit donc, chacun s’occupe de lui-même d’abord avant la nation ; une nation en danger.

Supposons qu’avec la nomination d’un nouveau Premier ministre et la mise en place du nouveau gouvernement, qu’il sera mis fin aux intentions gourmandes à peine voilées de nos misérables hommes politiques qui n’ont jamais cessé de pratiquer la politique du ventre qui les a rendu de toute évidence coupables et comptables de la situation désastreuse dans laquelle le pays tout entier est plongé ; une situation dont on a du mal à déterminer la durée quelque soit le talent de géomancien avéré et cela malgré l’annonce par la CEDEAO de 12 mois.

Pauvres populations et braves ressortissants du Nord, si vous ne prenez pas à bras le corps maintenant le problème dit du Nord vous le regretterez amèrement et longtemps puisque présentement la priorité n’est plus le Nord mais subitement après la dernière réunion de la CEDEAO c’est qui va diriger la transition après les 40 jours intérimaires ?

Mon souhait, les vrais patriotes se souviendront un jour.

Abdourhamane Halidou TOURE

L’Inter de Bamako du 7 Mai 2012


Crise au Mali : la CEDEAO lâche du lest !

Que doit-on comprendre du changement de ton de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) vis-à-vis du nouvel appareil dirigeant malien ? Depuis la destitution de l’ex-président malien ATT de la tête du commandement militaire, la CEDEAO n’a pas cessé de débiter des ordres allant à l’encontre des intérêts du peuple malien.

Pour la première fois, en conclusion du sommet de Dakar tenu le jeudi 3 mai 2012, une décision a été prise qui respecte la souveraineté du peuple malien : l’envoi de troupes de la CEDEAO ne sera subordonné qu’à une requête préalable des autorités maliennes. Que doit-on comprendre par-là ?

L’intransigeance du Comité national pour la restauration de la démocratie et de la restauration de l’Etat (CNRDRE) face aux décisions arbitraires de la CEDEAO aurait-elle payé ? Ou encore la médiation burkinabé aurait-elle eu raison du déficit d’engagement citoyen de certains pères et mères de l’Afrique ?

Autre éventualité : doit-ont y voir le doigt du nouveau président sénégalais Maky Sall qui semble être possédé par l’esprit des pères de l’indépendance à travers ses discours intelligents et engagés ?

Les résultats des sondages de la présidentielle française qui donnent le président sortant perdant seraient-ils à l’origine d’un «sauve qui peut !» salutaire pour la résolution des conflits politiques au Mali ? Aurait-on du côté de l’Elysée, en fin de compte, mieux à faire qu’à déstabiliser les Etats souverains, surtout lorsque l’on vit ses dernières heures ?

Espérons que cette dernière éventualité soit la bonne et que le Mali puisse enfin sortir de ce cauchemar politique.

Fadimata HAÏDARA

L’Inter de Bamako du 7 Mai 2012