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Selon le dernier bulletin humanitaire d’avril-mai 2016 du bureau de la coordination humanitaire (OCHA Mali) publié le 11 juin 2016, près de 635 000 personnes n’ont pas accès à l’eau potable dans les régions du Nord et du Centre du Mali qui ont été touchées par la crise, d’après les estimations du Cluster Eau Hygiène et Assainissement (EHA). A cela s’ajoute un besoin alimentaire accru touchant plus de 3 millions de personnes.
Toutefois, sur le plan de la fonctionnalité des points d’eau, des améliorations ont été observées, relève le rapport.

En effet, 86% et 59% des points d’eau sont fonctionnels à Tombouctou et Gao.
Des besoins de réhabilitation des infrastructures hydrauliques dans le Nord du Mali ainsi que nouvelles réalisations de points d’eau, surtout dans les régions de Gao et Kidal se posent avec acuité. L’on note également d’importants besoins en eau au Sud où les régions de Ségou et Koulikoro présentent aussi de faibles taux d’accès à l’eau.
Selon le Cluster, le taux d’accès à l’eau dans les régions du Nord en termes de quantité et qualité de l’eau consommée ainsi qu’en terme de distance moyenne à parcourir pour y avoir accès est en dessous de la moyenne nationale de 65,6%.
La pénurie d’eau dans le Nord du Mali, selon les sources, est à la fois liée aux conséquences du conflit et de l’insécurité et à des facteurs naturels et structurels.
Dans son rapport d’évaluation de la situation de l’approvisionnement en eau dans les régions de Gao et Kidal, l’ONG internationale IEDA Relief fait état d’importants dommages aux infrastructures d’eau potable survenus lors du conflit et de l’urgence de réhabiliter les points d’eau non fonctionnels.

Par ailleurs, afin de garantir une production continue d’eau potable au niveau des villes de Gao et Kidal, le rapport souligne l’importance de garantir la fourniture de carburant pour les générateurs des systèmes d’adduction. L’ONG préconise aussi des distributions gratuites d’eau en cette période de forte chaleur où le niveau de la nappe a considérablement baissé. Malgré l’ampleur des besoins identifiés, les actions des partenaires humanitaires restent limitées faute de ressources. A la date du 3 juin 2016, le Cluster EHA indique que ses activités sont financées à hauteur de 16% seulement.

DK

Le Tjikan du 17 Juin 2016