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De nombreux réfugiés ouest-africains se sont installés dans notre pays après les multiples guerres civiles de ces dernières années. Au nombre de ceux-ci, des Ivoiriens, des Libériens, des Guinéens, des Sierra léonais entre autres. Ils vivent dans des conditions qui jurent avec les règles en matière de protection des réfugiés.

Or, le haut commissariat des nations unies pour les réfugiés (Un Hcr), à travers son antenne de Bamako, peine à donner satisfaction aux centaines de réfugiés victimes des guerres. Le cas des réfugiés des pays anglophones mérite une attention particulière. Ceux-ci n’arrivent pas à s’entendre avec le bureau du Hcr.

Et pour cause le Hcr refuse d’évacuer des réfugiés malades. Ce qui n’est pas du goût des réfugiés. Au moment où le monde entier commémorait la journée internationale des réfugiés, le 20 juin, il est de notre devoir de tirer la sonnette d’alarme pour que ces victimes de guerre puissent retrouver une vie normale. Nous faisons économie de toutes les difficultés que rencontrent ces réfugiés sur le territoire malien réputé pour son hospitalité.

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Inondation à Bandiagara :L’entreprise EGK en cause !

La journée du lundi dernier a été très sombre pour les populations de Bandiagara. En effet, une forte pluie s’est abattue sur la ville, emportant plusieurs maisons et boutiques. Fort heureusement, aucune perte en vie humaine n’a été déclarée.

35 millimètres de pluies seulement sont à l’origine de l’inondation. Cependant, selon les habitants, le sinistre a été causé par l’inadéquation des caniveaux et collecteurs construits suite aux travaux de bitumage des routes urbaines de Bandiagara longues de 5 kms. En effet, dans le souci de donner une image positive à la ville de Bandiagara, un des carrefours touristiques du Mali, le gouvernement a entrepris le bitumage des routes urbaines de Bandiagara depuis avril dernier.

Ces travaux non achevés et apparemment ayant détourné les eaux de leur cour normale, ont provoqué cette journée du lundi-là une catastrophe dont les dégâts sont encore inestimable. Boutiques de céréales en ruine par-ci, maisons effondrées par-là.

Selon nos sources, le maire de la ville, Housseiny Saye, accompagné des autorités administratives, s’était rendu sur les lieux, sous la pluie, pour secourir les populations sinistrées.

Cette inondation, qui n’est pas une première dans cette ville, (qui a connu une catastrophe suite à des pluies diluviennes en juillet 2007, obligeant les riverains du Yamé -affluent du Niger- à s’éloigner du lit pour être recasés vers un nouveau site, ndlr), est due au blocage des voies de passage d’eau par l’entreprise EGK qui n’arrive pas à finir les travaux prévus dans le délai imparti. N’eut été le concours de la jeunesse de la ville, très solidaire, cette pluie allait selon, nos sources, entraîner la ville de Bandiagara en ruine.
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Semaine nationale du patrimoine culturel: Mettre un accent sur le Sanké mon !

Depuis le 20 juin dernier et ce, jusqu’au 26, le Mali célèbre la semaine nationale du patrimoine culturel. Le directeur national du patrimoine culturel, M.Kléssigué Sanogo, qui pilote l’événement a donné des explications, lors d’une conférence de presse animée le 16 juin dernier au ministère de la Culture, par rapport à l’organisation de ce événement annuel célébré aussi dans le monde entier.

La semaine est célébrée sous le thème de, ‘’le Sanké mon, patrimoine oral et immatériel de l’humanité et autres éléments du patrimoine culturel immatériel du Mali’’.

Le Sanké mon – patrimoine oral et immatériel de l’humanité – sera célébré le 24 juin, a annoncé M.Sanogo. Car selon lui, le Sanké mon qui est un rite de pêche collective dans la marre Sanké, a lieu à San, dans la région de Ségou tous les deuxièmes jeudis du septième mois lunaire pour commémorer la fondation de la ville, nécessite une sauvegarde urgente.

Au nombre des activités de cette semaine, on note les séances d’information et de sensibilisation sur la convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel et les textes juridiques nationaux, formation du comité de promotion du Sanké mon en gestion d’un bien du patrimoine immatériel ou encore la revue documentaire sur le Sanké mon.