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La situation socioéconomique au Mali est jugée encore difficile malgré les multiples efforts déployés par les plus hautes autorités du pays dans plusieurs domaines: promotion de l’industrie et des investissements, élaboration et adoption de la loi d’orientation agricole, lutte contre l’invasion acridienne, mécanisation de l’agriculture entre autres. La fin de l’hivernage 2006 marque le début d’une période de satisfaction pour les paysans, en particulier ceux qui produisent des céréales sèches. On espère que les données changeront de façon positive.

En effet, avec la fin d’un hivernage qui, selon les informations recueillies çà et là, a réussi, on s’attend à ce que la situation socioéconomique s’améliore, à travers le panier de la ménagère. C’est cela le plus important pour les ménages, donc pour les chefs de familles.

Dans un pays comme le Mali, on mesure le bien être social par plusieurs facteurs dont le coût abordable des produits de première nécessité. Il s’agit en particulier, dans notre cas, des prix des denrées alimentaires de première nécessité et principalement du riz, du mil, du sucre et du lait.

L’EFFET POSITIF DES PLUIES PROVOQUEES

Les céréales constituent la base de l’alimentation au Mali, on s’attend à ce que l’hivernage soit une réussite. Cette année, il semble que ce soit le cas, et ce, à la faveur des pluies provoquées, une initiative présidentielle.

Elle est consécutive à la mauvaise pluviométrie des années précédentes, suivie de l’invasion acridienne. On se rappelle qu’en son temps, les populations ont été scandalisées par la situation. Comme si cela ne suffisait pas, des acteurs politiques ont tenté d’en faire une exploitation politicienne.

Cette situation a suscité beaucoup d’inquiétudes dans le monde rural et des producteurs de céréales de certaines localités du pays, selon certaines sources, avaient commencé, à défaut d’aller en Côte d’Ivoire, en raison de la situation conflictuelle dans ce pays, comme cela était fréquent, de se rendre dans certaines villes du pays, à Bamako en particulier, afin de chercher de quoi nourrir leurs familles.

Il devenait urgent de mettre fin à un tel phénomène qui était de nature à compliquer la situation dans les villes déjà confrontées à de multiples problèmes d’urbanisation.

EVITER LA SITUATION DE L’ANNEE DERNIERE

Au regard de tous ces facteurs, afin d’éviter la répétition de ce scénario, les autorités du pays ont engagé des offensives en direction des partenaires au développement pour la réussite de l’hivernage qui vient de s’achever. Ainsi, tout porte à croire que c’est la gestion des récoltes qu’il faudra rationnaliser.

Cela aura l’avantage d’éviter qu’une part importante de cette récolte soit exportée dans les pays voisins, au détriment de la consommation et du stock national de sécurité alimentaire. C’est cela la préoccupation pour plusieurs localités du pays.

Par contre, dans certaines localités, notamment vers Kolokani et Nioro entre autres, on estime que les pluies ont pris fin de façon prématurée, toute chose qui est de nature à influer négativement sur les récoltes.

On estime cependant que l’excédent céréalier des autres localités doit permettre d’assurer l’équilibre dans le cadre de l’approvisionnement correct et régulier de toutes les localités du pays. Le plus important sera donc la maîtrise de la gestion des récoltes.

Moussa SOW

26 octobre 2006.