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Les actions menées par le CPF et le MPFEF ont consisté au renforcement et au développement d’activités exclusivement destinées à renforcer les capacités d’intégration de la femme dans le processus de développement national. Ainsi, pour chaque domaine prioritaire retenu, les réalisations ont été les suivantes :

La survie de l’enfant et de la mère demeure une préoccupation majeure en matière de santé. Le MPFEF s’est attaché à préparer les femmes à réagir de manière convergente avec les services de santé de base, en étant mieux informées sur leurs problèmes spécifiques de santé et les comportements individuels collectifs susceptibles de les prévenir ou de les guérir. Le plaidoyer auprès des autorités politiques administratives et communautaires a permis de créer une dynamique communautaire en faveur de la santé de la femme et de l’enfant.

La lutte contre l’analphabétisme de la femme et de la fille a été un des chantiers principaux du MPFEF après la santé et le droit. Les actions se sont focalisées sur l’organisation du rattrapage pour la femme et la fille non scolarisée d’une part et l’encouragement et l’émulation pour la fille scolarisée d’autre part.

Les activités d’éducation menées ont consisté en :

• L’octroi des prix d’encouragement aux filles méritantes de certaines écoles et à des lycées ayant réalisé les plus forts taux d’admission des filles au baccalauréat (plus de 100 manuels mis à la disposition des bibliothèques de ces lycées) par le PACPF ; l’équipement d’environ 200 centres d’alphabétisation des villages encadrés par les projets PAPE-AP et PAPE-PNUD/BIT en matériels didactiques, fournitures scolaires et mobilier; le développement des activités de formation professionnelle du centre Aoua Kéïta à l’intention des filles de niveau fin 2e cycle fondamental : plus de 200 filles sont primées dans les filières de l’hôtellerie, de la restauration et de la couture.

Environ une centaine de jeunes (filles et garçons) ont suivi des formations à la carte ; la formation de 3 854 filles migrantes (alphabétisation, art ménager, sensibilisation socio-sanitaire) par les différents projets initiés par les ONG et associations et financés par le PAPF-PNUD/BIT.

Le changement du statut juridique de la femme et de la fille est une priorité de la politique de la promotion de la femme. Le MPFEF s’est attaché à relire l’arsenal juridique existant dans l’optique du genre et à le compléter chaque fois que des omissions étaient constatées.

Parallèlement, le Ministère aidé par les ONg et associations féminines ont développé des programmes de lutte contre l’analphabétisme juridique de la femme.
Les actions de formation et de plaidoyer entreprises par le Commissariat, le Ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, les associations, les ONG et la société civile, ont permis de relever substantiellement le nombre d’élues à l’Assemblée Nationale, les niveaux d’inscription des femmes sur les listes électorales et une plus grande participation des femmes à divers gouvernements.

La plus importante réalisation dans le domaine de la participation de la femme à la vie publique, c’est la constitution de coordinations, de coalisations et de réseaux de la société civile féminine.

L’octroi de crédit : les activités d’octroi de crédit ont été menées à travers deux approches : Système autonome de microcrédit, le FAAF-Layidu a permis de distribuer au cours de la période de de 1996 à 2000, un montant de 201241700F CFA à 41553 femmes dont près de 30% résidant dans les zones non couvertes par le système de financement décentralisé.

• Des lignes de crédits ouvertes dans le projet PAPE-AP, qui ont permis au Sycref d’octroyer de 1999 à 2001, 190 000 000 de F CFA à 8 000 femmes qui résident dans 80 villages enclavés et jamais couverts auparavant par un microcrédit et le projet PAPE-PNUD/BIT qui a octroyé près de 90 000 000 F CFA à 3474 femmes dont 140 femmes entrepreneurs et 230 femmes vivant en zone périurbaine.

L’équipement : l’aide à l’équipement des femmes a été conduite dans une double optique d’allègement des travaux domestiques et de la lutte contre la pauvreté. 86 villages retenus pour l’enclavement et leur pauvreté, au regard des critères de base de DHD (absence de services sociaux essentiels de base), ont reçu des équipements pour une valeur de 227 614 295 F CFA par les projets PAPE-AP.

La promotion d’initiatives économiques féminines : cette activité a été conduite à deux niveaux :

• La promotion de l’entreprenariat féminin qui a permis de soutenir et d’encadrer plus de 350 femmes entrepreneurs dans l’agro-alimentaire. Cet encadrement a consisté en la formation technique et technologique des femmes déjà installées dans la tranformation des produits agricoles et animaux (céréales, légumes, fruits, lait, viande, poisson). Cette activité a été réalisée par les projets DEFSAM et PAPE-PNUD/BIT.

• Le regroupement de femmes pauvres seules, sans ressources, autour d’activités génératrices de retenus, près de 5000 groupements fonctionnels et viables ont été créés en zone urbaine et rurale qui mènent des activités surtout de commerce et de service. 10 % d’entre eux sont sociétaires dans les réseaux de financement décentralisés.

L’organisation et la formation : l’appui à la création de coopératives et de fédérations de producteurs et d’entrepreneurs féminins est cependant resté une activité très faiblement réalisée. L’appui à la formation a été bien conduit grâce au partenariat développé avec l’IER. Le centre de technologie alimentaire réhabilité et équipé assure la formation à la carte des femmes entrepreneurs de l’agro-alimentaire grâce à un appui technique et matériel du MPFEF (DEFSAM).

L’action du MPFEF dans la préservation de l’environnement a surtout été la mobilisation des femmes autour des thèmes de préservation et de bonne gestion des ressources naturelles. La place de la femme dans la division du travail au sein de la société, fait qu’elle est la pièce maîtresse dans l’exploitation et la gestion des ressources naturelles (consommation d’énergie, d’eau, et de produits divers de cueillette).

Par le canal des associations féminines, le MPFEF s’est attaché à impulser le changement de comportement des ménagères et des producteurs pour la gestion du capital environnement. Le MPFEF, dans ce domaine, a contribué à la formation des femmes en gestion des femmes en gestion des ressources naturelles et en techniques de conservation des sols ; la distribution des foyers améliorés ; l’information et la sensibilisation des femmes sur la politique et le plan national d’action environnemental (réalisation d’émissions radiodifusées, de sketches, animation théâtrale) par le PACPF.

Source: plan d’action pour la P.F.E.F

04 octobre 2006.