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L’interpellation de trois ministres du gouvernement Modibo Sidibé sur la situation dans la région de Kidal a eu lieu hier, jeudi 19 juin, à l’Hémicycle. A huis clos comme prévu.


Dès l’entame de cet exercice démocratique, l’opposition, à travers Me Hamidou Diabaté, a demandé et obtenu une motion. Celle-ci consistait à lire une déclaration des groupes parlementaires de l’opposition (RPM et PARENA – SADI).

On y relève ceci : « Les groupes parlementaires RPM et PARENA saluent, encore une fois, l’interpellation du gouvernement sur la question du Nord, question d’une actualité brûlante dans le souci d’une parfaite information des Maliennes et des Maliens.

La tendance politique de l’opposition regrette, toutefois, qu’une telle interpellation soit réduite à un huis clos excluant de ce fait l’immense majorité des Maliennes et des Maliens du partage de l’information qui est l’objectif recherché ».

Et l’ancien ministre de la justice d’ajouter : « Aujourd’hui, la question du nord intéresse toutes les Maliennes et tous les Maliens sans exception car ce sont leurs enfants qui meurent au Nord. Le peuple ne doit pas être privé de l’information réelle, juste et saine que le gouvernement se propose de donner ».

En outre, «l’opposition proteste contre la décision de l’Assemblée nationale de tenir à huis clos une telle séance dont l’importance est primordiale pour tout le peuple».

Par ailleurs, elle soutient que «la répartition du temps de parole retenue, à l’instar de la précédente interpellation, reste injuste. En conséquence, les groupes parlementaires RPM et PARENA – SADI décident de ne pas participer à un tel débat».

Cependant, il faut préciser que les honorables de l’opposition n’ont pas quitté la salle. Ils sont restés pour suivre les débats. Sans intervenir.

Les ministres Kafougouna Koné de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales, Sadio Gassama de la Sécurité et de la Protection Civile et Natié Pléah de la Défense et des Anciens Combattants ont répondu aux différentes interrogations des députés.

Au moment où nous mettions sous presse, la résolution qui devrait être adoptée, en séance publique, n’avait pas été encore débattue.

Nous reviendrons donc dans notre toute prochaine parution sur ce texte qui définit la position de l’Assemblée nationale sur la situation qui prévaut dans la région de Kidal et les mesures qu’elle juge opportunes pour aider à sa résolution.


Chahana TAKIOU

20 Juin 2008