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C’est pendant les moments difficiles qu’on reconnaît ses vrais amis, a-t-on l’habitude de dire. En effet, face à la dégradation de la situation sécuritaire dans le septentrion de notre pays, le bureau de l’Association des Médiateurs de l’UEMOA conduit par son président Albert Tévoédjré (médiateur du Bénin) a décidé de s’impliquer pour que le Mali retrouve la paix et la sérénité.

A l’issue de leur rencontre avec le Chef de l’Etat et le ministre Kafougouna Koné, les Médiateurs du Benin, du Burkina Faso (Halima Traoré) de la Côte d’Ivoire (Djougolo Coulibaly) du Mali (Diango Cissoko) et du Sénégal (Pr Seini Diop) ont rencontré les journalistes au bureau du Médiateur du Mali en présence du Secrétaire général et du Directeur de l’information et de la Communication, Ibrahim Famkan Coulibaly.

D’entrée de jeu, le président de l’Association des Médiateurs de l’UEMOA a planté le décor : « C’est la première fois que notre bureau se déplace dans un pays qui vit une épreuve. Nous l’avons fait parce que notre association est née sur une initiative du président ATT. Donc, la gratitude et la nécessité nous l’imposaient ».

Selon Albert Tévoédjré, ils ont été reçus par ATT pendant 1h30 mn. L’occasion était bonne par le Chef de l’Etat d’aborder les contours de cette situation (origines et perspectives) à ses interlocuteurs. « Nous sommes partis avec l’impression qu’un minorité infime ne peut pas, en usant de la peur, des agitations violentes et des armes, ébranler un grand pays comme le Mali » a déclaré Albert Tévoédjré. D’ailleurs, les Médiateurs l’ont constaté lors de leur rencontre avec le ministre de l’Administration territoriale et des collectivités locales. En effet, les agents de ce département sont en pleine préparation des élections générales de 2012.

Prenant la parole, le Médiateur du Mali, Diango Cissoko, a remercié ses homologues pour cette attention fraternelle accordée à notre pays.

Répondant aux journalistes, le président des médiateurs de l’UEMOA a dit : « Nous sommes des médiateurs, pas des juges. On essaie de comprendre et rapprocher les points de vue. Puisque le Mali a besoin d’être conforté, nous sommes venus témoigner notre solidarité » a conclu
Albert Tévoédjré

Diakaridia YOSSI

L’Indépendant du 24 février 2012