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Au moment où la CEDEAO se trouve au chevet du « Mali malade », de graves menaces planent sur la ville de Kidal, qui se trouve assiégée depuis le mercredi 28 mars. D’après une source, les éléments du MNLA attaquent par le Nord tandis que ceux du groupe islamiste Ansar Dine harcèlent par le Sud. Les populations de Kidal ne dormiraient plus depuis 24 heures. « Nous sommes en train d’être attaqués par des rebelles du MNLA et des hommes d’Iyad Ag Ghaly. Nous sommes en train de nous défendre » a déclaré un militaire malien à l’AFP. Un autre combattant d’Ansar Dine a, à son tour, confié à l’AFP : « Nous attaquons actuellement ». Cette information relayée par la presse internationale et une source militaire que nous avons jointe depuis Kidal, a été relativisée par une source civile qui a déclaré : « C’est RFI qui fait plus de guerre que les combattants eux-mêmes.

C’est vrai que depuis hier l’imminence d’une attaque sur Kidal a été annoncée et, conséquemment, les autorités militaires ont renforcé le dispositif sécuritaire. Certes, les populations sont sur le qui-vive mais il n’y a pas, à proprement parlé, de combat signalé dans la ville de Kidal ».

Quoi qu’il en soit, il est indispensable que les nouvelles autorités accordent une importance capitale à la situation au Nord, objectif majeur de leur coup de force selon eux-mêmes. Car, au moment où on assiste à une crispation de la situation et une radicalisation des positions à Bamako, les bandits armés du MNLA appuyés par des éléments terroristes d’AQMI et des combattants du groupe islamiste s’adonnent à une promenade de santé dans les régions Nord de notre pays.

Diakaridia YOSSI


Sadio avise ATT

Après avoir quitté Kati en catastrophe, Sadio Gassama a convoqué certains militaires à Koulouba afin de discuter avec ATT sur la mutinerie de Kati qui, selon lui, allait se transformer en révolte générale et même en coup d’Etat. ATT l’a rassuré qu’il n’y aura pas de coup d’Etat au Mali. A sa grande surprise, il s’est retrouvé entre les tirs des chars et autres blindés jusqu’à l’arrivée du Commandant du bataillon para, le Colonel Abidine Guindo et quelques uns de ses éléments qui l’on exfiltré du bâtiment pour descendre vers le côté de Samé avant de prendre un véhicule en direction du camp para. C’est à l’annonce du coup d’Etat qu’il a été conduit en lieu sûr.

ORTM victime

Premier établissement occupé par les militaires bien avant la chute d’ATT, l’ORTM a été victime de pillages, et d’actes de vandalisme. Plusieurs caméras ont disparu, ainsi que des ordinateurs, et autres matériels pour la retransmission. Même les micros de la Chaîne II n’ont pas échappé au pillage. Les militaires l’ont occupé le mercredi 21 mars aux environs de 15 heures. Selon certaines sources, c’est au moment où le capitaine Amadou Haya Sanogo et ses hommes faisaient leur première déclaration que d’autres militaires en ont profité pour mettre l’ORTM à sac. Aujourd’hui, sur la cinquantaine de caméras, il ne reste que 4 : l’une réservée aux audiences du chef de la junte, une autre pour les déclarations de soutien. Dommage que l’ORTM même ne parle pas de son propre pillage par certains militaires.

Double langage

Après le coup d’Etat du 21 mars, nous avons vu plusieurs personnalités défiler à Kati, de jour comme de nuit pour soutenir la junte. Certains gros bonnets de la capitale, des hommes d’affaires et d’autres personnalités du pays font partie de ce lot. Si les uns soutiennent sans calcul les militaires. Les autres sont avec le Front Uni pour la sauvegarde de la démocratie le jour, et la nuit, ils envoient leurs militants rassurer le capitaine Sanogo de leur soutien. C’est le cas encore de Me Mountaga Tall qui, aux premières heures, a soutenu le coup d’Etat pour ensuite tenir un autre langage.

La boite de Binké

Un jeune du nom de Binké avait pris des boites de conserves lors du pillage de la Direction générale des douanes à Faladié. Malheureusement pour lui, le produit en question était en phase de péremption. Le jeune Binké ne le sachant pas, va les garder dans la chambre de ses parents. C’est vers 4 heures du matin, sous l’effet de la chaleur que les boites de conserves commencent à exploser. Les parents de Binké et Binké lui-même qui étaient dans l’obscurité, pensaient que c’était des coups de fusil. Chacun dans l’obscurité cherchait la porte pour sortir. C’est après que le père de Binké s’est rendu compte que ce sont les boites de conserves que son fils avait emportés lors des pillages.

Modibo et les rumeurs

Après l’arrestation de Modibo Sidibé à son domicile à Faladié, beaucoup de rumeurs ont circulé. Certaines d’entre elles soutiennent que l’ancien Premier ministre aurait été brutalisé, qu’une importante quantité d’or, une somme d’argent et beaucoup de véhicules 4×4 auraient été retrouvés. Chacun raconte pratiquement ce qu’il veut. Selon l’entourage de Modibo Sidibé, il n’a point été brutalisé à son domicile. Les mêmes sources ajoutent que l’ancien premier ministre a été informé qu’il sera arrêté par les militaires et qu’il fallait qu’il se mette à l’abri. Naturellement, l’ancien Inspecteur général de police a dit niet au motif qu’il ne se reproche absolument rien. En tout cas, contrairement à tout ce qui se dit, « les photos de l’arrestation de Modibo Sidibé existent et elles seront présentées le moment venu » a assuré son entourage.

Kassim TRAORE