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Le ravitaillement du camp de Tessalit assuré par les airs, n’est pas encore possible par voie routière malgré deux essais de l’armée.

Conduite par les lieutenants colonels El Hadji Gamou et Abdourahamane Ould Meydou et le colonel Didier Dakouo, la deuxième mission de ravitaillement du camp de Tessalit avait été accrochée à une vingtaine de kilomètres de la ville de Tessalit. Puissamment équipée, elle avait à son tour attaqué et fait reculer d’une dizaine de kilomètres les agresseurs qui s’étaient alors repliés dans la montagne pour pouvoir contrôler le terrain qu’ils surplombaient. L’armée décida alors de mettre le siège devant les contreforts pour y coincer l’ennemi et surtout le couper des sources d’eau.

jpg_tessalit.jpgC’est ce qui explique l’absence de combat de la fin de la semaine dernière. L’accalmie sera cependant de faible durée puisque samedi, les bandits assiégés reprirent leurs tirs sur le convoi en espérant certainement le faire reculer. Le colonel major Ould Meydou décida, au contraire, d’attaquer. A 2 heures 30 du matin, il lança ses hommes sur les contreforts et infligea de lourdes pertes à l’ennemi avant de revenir sur ses positions (lire l’Essor du mardi 6 mars).

Cette incursion et les renseignements recueillis, révélèrent au commandement de la mission que les rebelles avaient, durant les deux jours d’accalmie, reçu des renforts importants et bien armés. El Hadji Gamou, Abdourahamane Ould Meydou et Didier Dakouo convinrent alors de la nécessité de décrocher et de se réorganiser très vite pour assurer un maximum de chances à une nouvelle offensive de leurs hommes qui n’ont enregistré aucune perte durant cette semaine d’affrontements. Le convoi ayant décroché, les rebelles du MNLA, leurs alliés d’Aqmi ainsi que des combattants d’autres nationalités ont attaqué mercredi le camp de Tessalit.

Au terme de violents combats, ils ont été repoussés par les hommes du commandant Kassim Goita qui avaient été ravitaillés par un avion quelques jours auparavant. La troisième tentative de forcer le passage par la route sera-t-elle la bonne ? On peut le penser surtout avec un appui aérien conséquent car l’ennemi retranché dans les cavernes de la montagne, s’est révélé difficile à déloger du sol. L’expérience tirée des deux premières missions et une bonne coordination des moyens terrestres et aériens devraient permettre de gagner une bataille importante pour la suite des événements.

Envoyé spécial

S. KONATE

Vendredi 9 mars 2012,

Essor