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La Faculté des Sciences Juridiques et Politiques (FSJP), et celle des Sciences Economiques et de Gestion (FSEG), font aujourd’hui l’objet de déstabilisation de la part des étudiants qui demandent, d’une part, le payement intégral de neuf mois d’arriérés de bourse aux étudiants de la FSJP, et d’autre part, la poursuite des examens des étudiants de la FSEG (2è, 3è et 4ème années) dans des conditions qui ne sont pas du goût de l’administration.

Ainsi, ils accusent l’Etat et l’administration d’être les responsables de cette situation. Mais au fait, où se cache la réalité dans tout cela ?


Le cas de la FSJP

Selon des sources proches du ministère des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique, toutes les autres Facultés sont en norme, sinon à jour, dans le payement des bourses, à part la FSJP.

Concernant le retard qu’accuse la FSJP par rapport au paiement des bourses, on apprend qu’il n’est nullement le fait de l’Etat. En réalité, c’est l’administration de ladite Faculté qui a traîné sans envoyer le dossier des boursiers au Rectorat. Et toujours selon nos sources, c’est tout récemment que le Rectorat a re!u le dossier.

Aussi, pour le paiement des neuf mois de bourse que demandent les étudiants, l’argent n’est pas disponible. Ce qui est disponible, c’est seulement l’argent de trois mois de bourse. Et l’Etat compte payer plus tard les six mois restants, dont le coût global s’élève à environ… 1 milliard 400 millions de FCFA .

Et à la FSEG ?

Au niveau de cette Faculté, tout le problème tourne autour de la tenue des examens. Les étudiants accusent le Secrétaire Principal, Moumouni Traoré, d’être responsable de la pollution de l’atmosphère au sein de la Faculté.

Il faut souligner, par ailleurs, qu’à la FSEG, les étudiants de la première année ont fini leurs examens, le mercredi dernier. Pour les examens des 2è 3è, et 4è années, le Secrétaire Principal a demandé que les examens se tiennent dans de bonnes conditions, notamment dans de petites salles.

Par contre, le comité AEEM de ladite Faculté exige que les examens se tiennent dans les amphithéâtres. Toute chose qui, selon le Secrétaire Principal, en plus de créer le désordre, sera l’occasion, pour bon nombre d’étudiants, de frauder. Puisqu’il n’y a pas eu d’entente, le Secrétaire Principal a donc renvoyé les professeurs pour un mois de congé, avant que revienne le calme.


Le langage de vérité du Pr Amadou Touré

Informé de la situation, le Ministre des Enseignements Secondaire, Supérieur et de la Recherche Scientifique, le Pr Amadou Touré, a aussitôt rencontré le corps professoral et certains responsables du comité AEEM de la FSEG, le lundi 15 Septembre 2008.

Au corps professoral, principalement au Secrétaire Principal, le ministre a demandé de tout mettre en œuvre pour trouver une solution à la situation, à savoir la tenue normale des examens. Et le Secrétaire Principal, Moumouni Traoré, de demander aux professeurs de mettre fin à leurs vacances et revenir faire les examens.

Tout en signifiant son mécontentement, le Pr Touré a signifié aux étudiants qu’ils n’ont pas le droit de s’immiscier dans l’organisation des examens. “Cette tâche, incombe uniquement à l’administration“, a-t-il ajouté. Aussi, les étudiants ne peuvent pas non plus refuser les calendriers pour la tenue des examens, a-t-il poursuivi, avant de conclure : “Vous êtes à l’école pour étudier, et non pour gouverner !”.

Signalons enfin que le ministre compte rencontrer très prochainement le corps professoral de la FSJP.


Moussa TOURE

17 Septembre 2008