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Les manifestants demandent le maintien de leur contrat avec un statut particulier.

Environ 2 000 jeunes volontaires de Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes (APEJ), après trois ans et six mois de stage dans les services publics et parapublics, verront leurs contrats résiliés. Mécontent, de cette décision, des jeunes, environ une quarantaine, ont organisé, hier mardi 24 juin, un sit-in devant la Primature. Mais la manifestation a été très vite dispersée par les forces de l’ordre.

Malgré tout, les jeunes volontaires ont remis une déclaration aux forces de l’ordre dans laquelle ils demandent leur « insertion dans les structures administratives publiques ou parapubliques, le changement de leur statut de stagiaires en conventionnaires ou contractuels de l’Etat« .

La pluie matinale qui a arrosé la capitale des trois caïmans, hier lundi, n’a pas empêché les jeunes volontaires déterminés jusqu’au bout à prendre part à ce rassemblement pour demander au gouvernement le maintien de leur contrat avec un statut particulier.

Regroupés dès huit heures trente minutes, derrière le bâtiment du Centre d’ Odonto-stomatologie ils étaient munis de pancartes sur lesquelles on pouvait lire « le PDES, mais les volontaires d’abord« , « ATT dit non à l’insertion des 2 000 jeunes volontaires« . Ou, « les jeunes volontaires s’inquiètent de leur retour à la maison « ,  » oui à notre insertion socio-professionnelle« .

La manifestation a été très vite dispersée à une vingtaine de mètres de la porte principale de la Primature par les gendarmes et les policiers qui estiment que le sit-in n’a pas été autorisé. Nonobstant, certains responsables de l’organisation du sit-in ont remis une déclaration à Mohamed Aly, Commissaire adjoint du Commissariat du premier arrondissement.

Dans cette déclaration écrite à l’attention du président de la République, Amadou Toumani Touré, les jeunes volontaires considèrent que le stage a permis « de combler l’insuffisance du personnel dans les services » et que « le bilan du séjour des jeunes volontaires dans les différentes administrations est positif« .

C’est pourquoi les jeunes demandent aux plus hautes autorités leur « insertion dans les structures administratives publiques ou parapubliques ou le changement de leur statut de stagiaire en conventionnaires ou contractuels de l’Etat« .

Après avoir calmé l’ardeur des manifestants, Mohamed Aly a promis aux jeunes qu’il remettra la déclaration à qui de droit. Et c’est sur cet échange que le sit-in a pris fin.

Pour Mamadou Baba Diakité, l’un des organisateurs du sit-in, leur situation actuelle est plus que déplorable et très inquiétante. « Nous avons passé plus de trois ans au sein des différentes administrations. Il est très difficile et c’est une perte pour l’Etat malien que nous retournions à la maison avec les expériences acquises au cours de cette période« .

Ainsi, il a été clair sur leur position : « Nous pensons que notre intégration à la fonction publique serait difficile. C’est pourquoi nous demandons au gouvernement malien de nous trouver un statut particulier dans l’administration malienne. Cela, à l’image des conventionnaires ou des contractuels. Cette méthode pourrait être une expérience qui pourra profiter au gouvernement malien dans la politique de l’emploi des jeunes« .

Kassoum THERA

25 Juin 2008