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Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi doit inaugurer dimanche soir une cathédrale à l’occasion du Noël copte, au lendemain de la découverte près d’une église d’un engin explosif qui a tué un policier. Les coptes d’Egypte sont dans le collimateur depuis 2016 du groupe Etat islamique (EI) qui a revendiqué plusieurs attaques meurtrières contre cette communauté. Selon lui, des engins explosifs ont été posés sur le toit d’un bâtiment abritant une mosquée situé tout proche de l’église. Le fils du muezzin de cette mosquée, interrogé par l’AFP au téléphone, a affirmé que deux bombes avaient été découvertes sur le toit de ce bâtiment. « On était dans la mosquée quand une personne est venue nous voir mon père et moi, et nous a dit qu’un homme était monté sur le toit en portant un sac. Nous sommes montés et nous avons vu deux sacs. On a averti la police », a-t-il dit à l’AFP. Malgré cet incident, la cérémonie du Noël orthodoxe copte, qui doit avoir lieu dimanche soir, était maintenue, selon la presse officielle. Le Noël copte est célébré le 7 janvier dans toute l’Egypte. Au cours de cette cérémonie, le président Sissi doit inaugurer, dans la future capitale administrative égyptienne à 45 km à l’est du Caire, la cathédrale de la Nativité, présentée comme la plus grande du Proche-Orient. La mosquée Al Fattah al-Alim doit aussi être inaugurée par le président dans la nouvelle capitale ce dimanche. Dans un communiqué diffusé dans la nuit, l’église copte a dit pleurer « l’officier martyr » qui a été tué dans l’explosion. Les funérailles du policier, Moustafa Abid, devaient avoir lieu ce dimanche. – Renforcement de la sécurité – Ces dernières semaines, les forces de sécurité avaient annoncé un renforcement du dispositif de sécurité au Caire à l’occasion des fêtes de fin d’années et des célébrations de Noël. L’Egypte affronte des mouvements extrémistes, dont l’EI, en particulier depuis la destitution par l’armée du président islamiste Mohamed Morsi en 2013, suivie d’une répression contre les partisans de l’ancien chef de l’Etat. Pour sa part, la communauté copte, estimée à 10% de la population égyptienne d’environ 100 millions d’habitants, est régulièrement la cible d’attaques. Plus d’une centaine de personnes ont été tuées dans des attaques contre des chrétiens depuis fin 2016. La dernière en date remonte à novembre 2018 lorsque des assaillants avaient tiré sur un bus transportant des fidèles chrétiens au sud du Caire, tuant sept personnes et en blessant sept autres. L’attentat avait été revendiqué par l’EI. AFP