Partager

La Société d’Importation des Produits Vétérinaires (SIPROVET) créée en 1994, compte aujourd’hui 12 filiales à travers le Mali et verse 80 millions d’impôts, droits et taxes au trésor public par an. L’information a été donnée par son PDG, Dr. Boubacar Kéïta, lors de l’inauguration de son nouveau siège situé à Hamdallaye ACI 2000. C’était le samedi 3 mars.

Avec un cheptel évalué à plusieurs dizaines de millions de têtes de bétail et de volaille, le Mali est sans nul doute un pays d’élevage par excellence. L’apport du secteur au PIB est de 12%. Nous sommes en 1994, tout juste quelques mois après la dévaluation du Fcfa quand Dr Kéïta décide de créer sa société. Une société qui avait pour vocation l’approvisionnement en produits vétérinaires pour la maîtrise de la santé animale.

Trois grandes catégories étaient concernées par cette action : les animaux d’élevage traditionnel, les animaux d’élevage intensif (volaille) et les animaux de compagnie. Pour ce faire, SIPROVET a développé d’excellents rapports commerciaux avec le Laboratoire Central Vétérinaire du Mali et avec de grandes firmes européennes.

Il s’agit de Merial, premier laboratoire mondial, les laboratoires Kela en Belgique, VIRBAC, CEVA et LAPROVET en France, DIVASA et HIPRA en Espagne et ANUIPCO en Angleterre.

« Les relations avec ces laboratoires réputés dans le domaine ont permis à SIPROVET de fournir des produits de très bonne qualité aux éleveurs à des prix abordables », a souligné le Dr Boubacar Kéïta.

Après plus de dix ans, l’entreprise a décidé de construire un siège. Un immeuble qui augmentera sa capacité de stockage à sec et à froid. Comme l’a déclaré son PDG, « la bonne qualité de la conservation du médicament vétérinaire permet de soigner plus efficacement les animaux« . Aujourd’hui, avec ses cinquante employés dont une trentaine sur le terrain, la société verse plus de 80 millions d’impôts, de droits et de taxes au trésor public par an.

Le ministre de l’Elevage et de la Pêche, Oumar Ibrahim Touré de féliciter le PDG de SIPROVET pour « le rôle extrêmement important que la société joue dans l’approvisionnement du pays en médicaments et produits vétérinaires. Et cela, dans le respect strict des normes sanitaires, de qualité et de sécurité« .

Oumar Ibrahim Touré a ensuite souligné que l’objectif de la politique nationale du développement de l’élevage du Mali est d’assurer le développement dudit sous-secteur dans une perspective de croissance économique durable et de réduction de la pauvreté.

Aussi, l’atteinte de cet objectif passe-t-elle par la maîtrise de la santé animale, condition sine qua non de l’amélioration de la production et de la productivité du cheptel ainsi que la valorisation et la commercialisation des produits issus de l’élevage.

Au département de l’élevage, on a vite compris cela en créant, en février 2005, la Direction nationale des services vétérinaires. Une direction qui a déjà contribué et contribuera à l’augmentation progressive du nombre de vétérinaires mandataires du Mali qui se chiffrent aujourd’hui à 124 praticiens.
Il faut rappeler que dès 1986, le Mali a fait le choix de la privatisation de la médecine vétérinaire, gage, selon les spécialistes, « d’une couverture sanitaire rationnelle et rapide du cheptel national« .

Paul MBEN

07 mars 2007.