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L’ancienne et redoutée « Dame de fer » de Côte d’Ivoire Simone Gbagbo, qui a connu les sommets du pouvoir puis la chute avec son mari Laurent, s’est forgée une réputation de dureté, d’abord comme opposante dans la rue puis comme très influente épouse de président.Après une première condamnation en 2015 à 20 ans de prison pour « atteinte à la sureté de l’Etat », confirmée le 26 mai par la Cour suprême, l’ex-Première dame âgée de 66 ans, comparaît à partir de mardi devant les assises d’Abidjan dans un nouveau procès.Cheveux grisonnants et rasés court, robe marron, Mme Gbagbo, seule accusée non menottée des 13 prévenus de la session d’assises qui s’est ouverte le 9 mai, était alors apparue quelque peu amaigrie. Acclamée par ses partisans, elle les avait salués de la main en gagnant sa place dans le box. A la fin de l’audience, elle avait même embrassé de nombreux visiteurs.Des images qui contrastent fortement avec celles de son arrestation mouvementée le 11 avril 2011 au côté de son mari, où elle apparaissait le regard apeuré, les traits tirés et les cheveux en bataille. Une fin de règne piteuse, après plus de dix ans comme Première Dame ivoirienne L’ancienne Première dame a également été entendue par la justice française dans la disparition du journaliste franco-canadien Guy-André Kieffer en 2004 à Abidjan. AFP