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Une réunion de crise s’est tenue, ce lundi 24 janvier, sous la présidence du Gouverneur de la région de Sikasso. La situation est encore très tendue dans la ville, surtout dans le secteur de Mamassoni, quartier périphérique de la ville, épicentre des évènements sanglants du week-end dernier.

MALIWEB.NET – Une véritable chasse à l’homme, ce dimanche 23 janvier. C’est ce qui s’est passé dans la ville de Sikasso. La direction régionale de la protection civile décrit une « révolte massive et violente » des populations à majorité jeunes du quartier Mamassoni (Sikasso) contre les employés de QNET. Le bilan provisoire fait état de 09 morts dont 03 corps partiellement calcinés 04 blessés graves.

« Tout est parti de la disparition d’enfants à Mamassoni », informe Ibrahim Diarra, gestionnaire de conflit à Sikasso pour le ministère de la Réconciliation nationale (ERAR/MARN). Des enfants ont commencé à disparaître à Mamassoni où une forte communauté de réseaux de vente QNET s’est récemment installée. Si certains enfants ont été retrouvés sains et saufs, les corps sans vie de quatre d’entre eux ont été aussi découverts.

La rumeur a conclu que les disparitions étaient l’œuvre des membres de QNET », indique Ibrahim Diarra. Surtout que les informations relayées ont fait état de deux poches de sang trouvées dans un logement des membres de QNET. Alerté, le commissariat du 1er arrondissement de Sikasso avait procédé à l’interpellation des présumés auteurs de ces disparitions d’enfants dans la nuit du samedi à dimanche. « Les jeunes se sont dits qu’ils seront relâchés après un semblant de procès », a déclaré Sadio Camara, journaliste à Kadiolo (région de Sikasso) qui a couvert les évènements.

Une chasse à l’homme est alors ouverte. Tout membre connu du réseau QNET pris est tué à coups de bâton ou brûlés vifs à l’aide d’essence et de pneus usagés. Le bilan est lourd : 09 morts dont 03 blessés graves avec le pronostic vital engagé, selon le gestionnaire de conflit Ibrahim Diarra. Après la réunion de crise dirigée par le Gouverneur de la région, il a été décidé d’appeler au calme. Le message semble avoir été entendu puisque depuis dimanche 00h, personne n’a été tué ou blessé.

En plus de ceux déjà interpellés, plusieurs membres du réseau QNET se sont rendus à la police. On dénombre ainsi, 60 membres du réseau en ‘’ garde-à-vue’’ dont 55 Maliens, des Ivoiriens et Burkinabés.

Mamadou TOGOLA

Source: MALIWEB.NET