Partager

À Sikasso, il faut reconnaître que les conducteurs de moto taxis enlèvent une grosse épine des pieds des passagers. En plus des différents quartiers, ces conducteurs transportent les passagers même en dehors de la Cité du Kénédougou et ce, à longueur de la journée. Actuellement, force est de constater que ces conducteurs courent beaucoup de dangers. Ces derniers temps, nombres d’entre eux ont été et continuent d’être victimes de braquages, de blessures et d’assassinats.

La semaine dernière, aux environs de minuit, le conducteur de moto taxi Abdramane Alhassane Maïga a été assassiné de sang-froid. Les voisins affirment qu’une fois qu’ils ont entendu le coup de fusil, ils se sont précipités sur les lieux. Ils ont trouvé le ressortissant de Gao, couché par terre à côté de sa moto. Ils ont, tout de suite, informé le commissariat du 2ème arrondissement de Sikasso.

Selon les investigations de ce commissariat, les faits se sont déroulés dans la rue 133 du quartier Lafiabougou précisément la rue opposée à la maison dédiée à l’actuel président du Haut conseil islamique du Mali, Chérif Ousmane Madani Haïdara. à leur arrivée, la section judiciaire dudit arrondissement en compagnie du Dr Mohamed Sacko de l’Hôpital régional et l’équipe de la protection civile ont constaté le corps sans vie, étalé par terre près de la moto. Ils ont également remarqué une douille par terre. Une enquête est ouverte par le commissariat du 2ème arrondissement, afin de traquer l’assassin.

Suite à cet assassinat, les conducteurs des motos taxis ont initié, jeudi dernier une « journée morte » dans le but de manifester leur désarroi et leur ras-le- bol. à cet effet, le secrétaire général du Syndicat régional des conducteurs de moto taxi, Issa Diakité, a mis l’accent sur l’insécurité grandissante dans la région. Se prononçant sur l’assassinat, il s’est dit « étonné » du fait que l’assassin n’a rien pris dans les affaires du défunt, car d’habitude, les malfaiteurs s’accaparent de tous les biens de la victime.

Par ailleurs, il a invité l’ensemble des conducteurs de moto taxi à ne jamais conduire au-delà de 21 heures et à se méfier des quartiers périphériques comme Mamassoni, Sirakoro, etc.

Mariam F. DIABATE
Amap-Sikasso

Source: L’ESSOR