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Jeudi, la signature de deux conventions de financement d’un montant de 3,9 milliards de Fcfa entre le Mali et l’Union Européenne (UE) a eu lieu au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.

Les documents ont été paraphés côté malien par le ministre de tutelle, Moctar Ouane, et côté européen par le chef de la Délégation de la Commission européenne dans notre pays, Mme Irène Horejs, en présence du ministre de l’Économie et des Finances, Abou-Bakar Traoré.

D’un montant de 2,6 milliards Fcfa, la première convention est destinée au financement du Programme d’appui à la sécurité alimentaire (PASA).

Quant au second accord, d’un montant de 1,3 milliard, va bénéficier au financement des activités de lutte contre la grippe aviaire.

Grâce à ce financement de l’Union européenne en faveur du deuxième Programme d’appui à la sécurité alimentaire, le dispositif de sécurité alimentaire sera appuyé avec la création d’un fonds d’appui institutionnel. De même, seront également renforcés, les services d’ordonnateurs national pour coordonner les interventions communautaires en matière de sécurité alimentaire.

Fonds ainsi octroyés serviront à financer des actions confiées à des Ong sélectionnées à la suite d’appels à proposition.

Quant à la seconde convention, elle est destinée à protéger le Mali contre l’introduction de la grippe aviaire. Une partie de ce fonds ira au renforcement de la surveillance épidémiologique, à l’achat d’environ 500 000 poulets au prix du marché en cas d’apparition de la maladie, ainsi qu’à l’indemnisation pour les volailles éventuellement abattues.

Pour Mme Horejs, cet engagement de l’UE s’est traduit par l’organisation de la conférence internationale sur la grippe aviaire qui s’est tenue à Bamako du 6 au 8 décembre 2006.

Le ministre Ouane, a quant à lui, salué la signature de ces conventions qui vont permettre de conforter les actions du gouvernement.

Pour Moctar Ouane, le financement apporté par la convention relative à la sécurité alimentaire, sera utilisé pour traiter les facteurs endogènes et exogènes affectant la disponibilité alimentaire au niveau national.

Quant à celui concernant la lutte contre la grippe aviaire, Moctar Ouane a salué la rapidité de la réaction à l’appel lancé par la 4è conférence internationale sur la grippe aviaire que Bamako a abrité..

Cet appui va permettre de renforcer les efforts déployés par le gouvernement, tant dans la mise en oeuvre du Plan d’action de lutte que dans l’application des dispositions de la Déclaration de Bamako qui accorde une attention particulière à la coopération internationale.

Aussi, la prévention épidémiologique tout en étant substantiellement renforcée va prévoir un contrôle accru des zones à risque, et le mécanisme de soutien aux aviculteurs sera immédiatement opérationnel en cas d’infection avérée, a confirmé le ministre.

23 février 2007.