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Les assassins du Mouvement national pour la libération de l’Azawad sont sortis victorieux de la guerre qu’ils ont déclenchée le 17 janvier en se signalant à la face du monde par des méthodes criminelles nazies sur les soldats maliens le 24 janvier à Aguel Hoc. Pire, les clauses secrètes du chiffon de papier signé à Ouagadougou le 18 juin les blanchissent de tout acte criminel perpétré sur les militaires et les civils maliens.

En cette phase décisive de l’histoire de notre pays, il faut un homme de la trempe d’un Adolph Hitler pour sauver la nation malienne, menacée encore dans son existence par le diktat de Ouagadougou. Le Mali, sans être responsable du déclenchement d’une guerre contre un pays frontalier ou contre une partie de sa population, se voit imposé un accord par des lobbies qui défendent les intérêts d’une minorité arrogante et méprisante. Le seul tort de notre pays, dans la guerre que lui ont imposé la France et les Etats Unis, à travers ses mercenaires islamistes du réseau Al- qaïda et du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), est de défendre dignement l’intégrité de son territoire face à des aventuriers armés pour semer la désolation, la misère et le chaos dans notre pays. Le chiffon de papier, que les naïfs maliens félicitent comme un pas vers la paix, n’est autre que le début d’un processus de dépeçage du Mali.

Le Mali est aujourd’hui comme l’Allemagne des années 1940, mais à la seule différence que le Mali n’est pas responsable du déclenchement de la guerre du 17 janvier 2012. On le sait, à la fin de la Première Guerre mondiale (1914- 1918), le tribunal des vainqueurs a contraint ce pays de l’Europe de l’Ouest à signer le traité de Versailles. Jamais accepté par le peuple allemand qui le considérait comme une humiliation, un diktat, il sera remis en cause par Hitler, arrivé au pouvoir à la suite d’élections démocratiques en 1933. Le traité de Versailles n’a rien à envier à l’accord honteux de Ouagadougou. S’il interdisait à l’Allemagne de limiter l’effectif de son armée à 100 000 hommes, mesure visant à protéger les États voisins, celui de Ouagadougou place l’armée malienne sous le commandement des forces d’occupation étrangères, mesure visant aussi à protéger les bandits du MNLA.

Que ce soit le cas allemand ou malien, c’est, l’étranger qui veille sur l’application de ces décisions au mépris de la souveraineté des États. Pis, les ennemis de la nation malienne resteront armés jusqu’aux dents en attendant que les futures négociations de paix leur offrent sur un plateau d’argent l’indépendance d’une zone dont la grande majorité de la population reste opposée. Idem sur le plan du territoire. Le territoire du Bassin de la Sarre est placé sous administration internationale pour 15 ans. Son statut définitif doit être soumis à référendum. Le chiffon de papier de Ouagadougou prévoit le même scénario pour l’ «Azawad». Il est question dans le diktat du 18 juin de discuter du statut administratif de l’«Azawad» 60 jours après l’investiture du nouveau président.
Qu’on ne se cache pas la face. Le Mouvement national pour la libération de l’Azawad, responsable de toutes les humiliations subies par les Maliens, a gagné la guerre sur toute la ligne.

Primo, il a gagné la guerre sur le plan de la communication, moyen sans lequel on est condamné à disparaître de la géopolitique mondiale. A travers ses relais, les médias français, les escrocs du MNLA ont excellé dans la désinformation, l’intoxication, la manipulation, la médisance et la provocation sans la moindre réaction des autorités de transition. Cela se comprend aisément quand on sait que les séparatistes et les narcotrafiquants sont du même bord politique que Dioncounda Traoré, président imposé de la CEDEAO et son Front uni pour la sauvegarde de la démocratie et la République (FDR). Sur ce plan, le combat était perdu d’avance pour le peuple malien. Car, il était du devoir de Dioncounda de protéger ses amis. Histoire de laver le linge sale dans la famille des narcotrafiquants.

Deuxio, à travers leurs groupes de pression occidentaux et la bénédiction du président commandé, ils ont imposé les négociations à notre pays. Ces négociations de façade leur ont accordé tout. Ils ne seront pas désarmés avant la réalisation de leur ambition : la sécession. En plus de cela, une armée encadrée à moins de liberté qu’une troupe cantonnée. Le cantonnement donne plus de liberté au MNLA qu’à l’armée malienne. Ils ont exigé que le mot «Azawad» apparaisse dans le corps de l’accord de capitulation. Une reconnaissance tacite de leur ‘’République’’. Les négociations de l’abdication nous édifieront.

Tertio, le MNLA a arraché un accord qui garantit une retraite dorée à ses éléments (démobilisation, insertion et impunité).

Quarto, ceux qui ont égorgé les frères d’armés du colonel Moussa Sinko Coulibaly, ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de l’Aménagement du territoire ont, non seulement, serré sa main, mais apposé leur signature au bas du document de capitulation des colonels. Ainsi, après les généraux, les Colonels ont capitulé.

On se rappelle que c’est le général Kafougouna Koné qui avait signé l’accord d’Alger le 4 juillet, alors ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales.

A l’image du Führer du IIIe Reich, le nouveau président, on l’espère qui sera le choix cette fois ci du peuple, doit déchirer ce chiffon de papier du déshonneur, de l’humiliation, de la défaite, du revers et de l’insolence. Au grand bonheur des Maliens épris de paix et de justice.

Yoro SOW

L’Inter de Bamako du 25 Juin 2013