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C’est ce dimanche que sera signé la plate-forme du nouveau regroupement politique dénommé « Alliance pour le Démocratie et le Progrès » en vue de soutenir une éventuelle candidature du président de la République Amadou Toumani Touré à sa propre succession. Si certaines formations politiques comme l’ADEMA, l’URD, le CNID, l’US-RDA sont engagées dans un tel processus, par contre le PARENA, parti du Bélier blanc est dans un dilemme total. Présentera-t-il son propre candidat ou soutiendra-t-il la candidature d’Amadou Toumani Touré?

Dans quelques mois, les électeurs seront appelés aux urnes pour élire le président de la République et les députés. Elu à la suite des élections présidentielles de 2002, le Général Amadou Toumani Touré était candidat indépendant à la Magistrature Suprême de notre pays. Mais son élection a été rendue possible avec le soutien des partis politiques regroupés.

LES PARTENAIRES POLITIQUES D’ATT

C’est la convergence pour l’Alternance et le Changement (ACC) composée entre autres de l’US-RDA, du BDIA, du RND, du PARENA, de la CND qui été le premier regroupement politique à lui accorder son soutien électoral.

Ces partis, hormis le PARENA, faut-il préciser, n’ont pas présenté de candidat, ils ont soutenu directement ATT.

Ensuite, ce furent les partis membres du regroupement politique Espoir 2002 composés entre autres du RPM, du CNID du MPR, du PIDS qui lui apportèrent leur soutien. Certains de ces partis cités avaient présenté leur candidat : IBK pour le RPM, Me Tall pour le CNID, et Choguel K. Maïga pour le MPR. Mais, malheureusement pour eux, aucun d’entre eux ne parviendra à franchir le premier tour.

IBK qui était considéré comme l’un des prétendants sérieux est tombé, ce qui n’a pas été surprenant pour les observateurs avertis de la scène politique. Le parti était bien implanté à Bamako et dans les capitales régionales. Mais, à l’intérieur du pays, le parti n’avait pas le même niveau d’implantation que l’ADEMA.

LA SIGNATURE DE LA PLATE-FORME CE DIMANCHE

Après son investiture, ATT a travaillé avec toutes les formations politiques. Mais de nos jours, certaines ont pris leur distance. Le RPM a clamé haut et fort qu’il aura son propre candidat en 2007. Ce qui est tout à fait logique de la part d’une formation de cette envergure. Les autres formations (ADEMA, CNID, l’URD, le MPR…) ayant soutenu le programme d’ATT jusqu’à ce jour jugent nécessaire de l’aider à avoir un second mandat afin qu’il parachève les projets entrepris.

C’est ainsi qu’ils s’apprêtent à signer le dimanche prochain une plate-forme pour formaliser leur projet qui portera le nom de l’Alliance pour le Démocratie et le Progrès (ADP).

L’HESITATION DU PARENA

Mais, c’est le PARENA qui se trouve dans un dilemme, puisqu’il n’a pas encore déterminé sa position. Le parti doit résoudre cette équation. Au regard des problèmes qu’il a eu avec le pouvoir, à travers son président, notamment dans le cadre de la gestion du Sommet Afrique-France, on ne sait pas quelle attitude il adoptera.

Car, il semble que certains ténors soient opposés à la signature de la plate-forme de soutien de la candidature d’ATT, certains cadres et militants sont favorables à sa signature. Ceux-ci estiment sans doute que leur parti n’a aucune chance de remporter les élections présidentielles.

Pire encore, il y en a qui estiment que le parti, s’il prend les risques d’aller aux présidentielles, n’aura pas les fonds nécessaires pour préparer les élections législatives. Il risquerait, dans ce cas, d’être isolé sur la scène politique.

Mamadi TOUNKARA

23 novembre 2006.