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Orphelin de père et de mère depuis trois ans qu’il est au courant de son infection par le VIH, orphelin de père depuis sept ans, de mère depuis huit ans, statut sérologique connu depuis quatre ans, orpheline de père vivant avec sa mère et ses frères : ces trois histoires ont de commun qu’elles sont celles de trois adolescents porteurs du virus du Sida et qui s’interrogent sur leur avenir.

Ils sont tous pris en charge par l’Association de recherche de communication et d’accompagnement à domicile de personnes vivant avec le virus VIH Sida (ARCAD /SIDA). En compagnie d’une quarantaine d’autres enfants vivant avec le virus VIH Sida, avec leurs encadreurs et le personnel, ils étaient invités à déjeuner samedi 21 février par le Comité de lutte contre le Sida sur le lieu du travail, du bureau de la Banque mondiale au Mali.

Des mains du Représentant résident, les enfants ont reçu des cadeaux : fournitures scolaires, jeux électroniques, cheval en bois et deux postes téléviseurs pour rendre moins lourde et moins stressante leur attente lorsqu’ils se rendront en consultation dans les centres de prise en charge.

Autour du déjeuner, les enfants ont eu des discussions avec le personnel présent, rappelant à bon nombre d’entre nous la réalité de la maladie et même le sens de la réalité des choses, en dehors de nos pressantes occupations professionnelles de tous les jours.

Leur porte-parole a remis à Alassane Diawara, le représentant résidant de la Banque mondiale, une lettre de doléances qui reprend leurs besoins et leurs inquiétudes pour le futur. Et une de leurs encadreurs, Dr. Camara Adam Yattassaye, chargée de programme, d’ajouter : « Ce n’est pas évident de faire savoir l’existence du VIH Sida, de mettre en place un comité de lutte dans sa structure et d’en faire son problème, en plus d’appuyer la lutte contre le Sida à travers des projets ».

ARCAD /SIDA a été créée en 1994 et reconnue d’utilité publique par le ministère de la Santé. Elle a pour mission d’œuvrer avec l’ensemble des acteurs dans la lutte contre le VIH pour assurer la prévention, le conseil dépistage et l’accès universel aux soins et traitements anti-rétrovirus.

Moussa Diarra

25 Février 2009