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L’atelier organisé par le Bureau international du travail à l’intention des membres du Bureau exécutif de l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) a pris fin hier au centre Aoua Kéïta. Siaka Diakité, le patron de la principale centrale syndicale des travailleurs du Mali, s’est réjoui de cette formation qui a permis à son équipe de s’approprier le concept du travail décent et d’élaborer des stratégies pour la mise en œuvre de l’Agenda au Mali. Une première sur le continent.

Après deux jours de travaux avec les experts de l’Organisation international du travail, les responsables de l’UNTM se sont approprié le concept du travail décent. Du coup, ils se sont armés pour l’application de l’Agenda adopté par les chefs d’Etat africains lors du sommet de Ouagadougou.

Au terme des travaux, les participants ont identifié un certain nombre de domaines prioritaires : l’emploi, la formation professionnelle, la diffusion de l’information sur le marché de l’emploi et l’accompagnement pour l’application des conventions collectives.

Par exemple, dans le domaine de l’emploi et formation professionnelle, les participants ont préconisé que l’emploi soit mis au centre des stratégies de développement. Ils ont, par ailleurs, recommandé l’organisation et le soutien à l’économie informelle, la création d’un dispositif d’information sur le marché de l’emploi, la création et la promotion des entreprises locales, de la micro finance au niveau local.

Les résultats issus de l’atelier ont été bien appréciés par Ibrahim Zakaria de l’OIT. Celui-ci a, cependant, rappelé que le chemin reste long pour l’application et l’atteinte des objectifs de l’agenda sur le travail décent.

Le travail décent, il faut le rappeler est la possibilité à chaque individu d’accéder dignement à un travail rémunérateur et bénéficiant d’une couverture sociale.

Au vu de cet idéal, le Secrétaire général de l’UNTM a laissé entendre qu’il est difficile de dire aujourd’hui que le travailleur malien vit décemment.

Néanmoins, les travailleurs maliens peuvent être fiers de leur centrale syndicale qui est aujourd’hui la locomotive en Afrique pour la mise en œuvre de l’Agenda sur le travail décent.

«Nous sommes la seule centrale syndicale sur le continent qui a pris les devants pour donner un coup de pouce à l’application de l’Agenda sur le travail décent en Afrique. C’est pour matérialiser notre détermination que nous avons demandé l’appui du BIT dans le cadre d’une coopération technique. Nous espérons faire bon usage des recommandations et stratégies dégagées » a ajouté la patron de l’UNTM.

Youssouf CAMARA

29 août 2007.