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«Halte aux enlèvements et aux séquestrations arbitraires. L’Etat de droit est une exigence démocratique. Non au bicéphalisme au sommet de l’Etat. Les militaires au front , c’est avec ces messages pressants que le Front pour la sauvegarde de la Démocratie et la République (FDR) a tenu un grand meeting au Palais de la Culture.

Cette grande mobilisation, avec la jeunesse du FDR très présente, a regroupé les principaux responsables de ce front, qui milite désormais pour le rétablissement définitif de l’ordre constitutionnel normal. Il s’agit du Président du FDR, Siaka Diakité, du Vice-président Ibrahima N’Diaye, de Me Kassim Tapo, Porte-parole du FDR et ancien détenu à Kati, de Mme Fatoumata Siré Diakité, de Me Hamidou Diabaté et de Tièman Coulibaly, lui aussi ancien détenu, entre autres.

La foule avait débordé de la salle du palais de la culture tant les militants du FDR avaient répondu massivement à l’appel. Au cours de la rencontre, les responsables du FDR ont vigoureusement protesté contre l’arrestation de personnalités et de responsables politiques, les 17 et 18 avril dernier, par le CNRDRE. C’est pourquoi ils en appellent au rétablissement définitif de l’ordre constitutionnel normal et au respect de l’accord cadre.

A l’entame de ses propos, Siaka Diakité a tenu à assurer à ses militants, venus en grand nombre: «vous êtes de ceux qui gagnent et qui ont gagné. Nous userons de toutes les méthodes pour rétablir l’ordre constitutionnel normal définitivement. Nous refusons que le Mali vive dans un régime d’exception», a déclaré le Secrétaire général de l’UNTM. Avant de dire que leur combat était noble et que c’est pour cette raison qu’ils ont été compris, notamment de leurs nouveaux camarades, qui ont commencé à les rejoindre en masse.

«Les armes qui sont pointées dans la capitale contres les démocrates doivent plutôt être utilisées dans le nord. Notre combat est clair: rétablir l’ordre constitutionnel normal et l’intégrité territoriale de notre pays», a-t-il dit. Le Président du FDR se refuse à mener un combat pour des strapontins, car, pour lui, l’urgence est de trouver une solution à la situation au nord.

A sa suite, Iba en a appelé à l’union de tous les Maliens. Le premier Vice-président de l’ADEMA/PASJ a invité l’armée à se préparer pour l’assaut au Nord, afin de réparer l’affront que le peuple malien a subi. Il a aussi appelé la junte militaire à se libérer des récupérateurs qui veulent lui prendre le pouvoir qu’elle a pris par les armes.

De celles de tous les intervenants, c’est l’intervention de Me Kassim Tapo qui aura été la plus applaudie. En effet, dès qu’il s’est mis devant le pupitre, la salle archicomble du palais de la culture n’a cessé de l’ovationner. L’avocat le plus célèbre du moment n’en attendait pas moins. A sa suite, la salle scandait: «Les militaires au front, les militaires au nord». A ce jour, Me Kassim Tapo affirme ne pas savoir, pourquoi ils ont été arrêtés. Mais il a une petite idée de la réponse à donner. Il a en effet révélé qu’à Ouaga Soumaïla Cissé, Tièman Coulibaly, Hamidou Diabaté et lui-même avaient dit à qui voulait l’entendre: «Tolérance zéro à la violation de la Constitution».

Youssouf Diallo

22 Septembre du 23 Avril 2012