Partager

Le Salon international de l’agriculture de Bamako (SIAGRI 2008) a ouvert ses portes le 24 avril dernier au Palais de la culture Amadou Hampaté Ba sous la présidence du Premier ministre, Modibo Sidibé.

La cérémonie d’ouverture de cette deuxième édition du SIAGRI a été marquée par une forte participation de l’ensemble des acteurs de la filière et des plus hautes autorités.

Outre le Premier ministre, on notait la présence du ministre de l’agriculture, Tiémoko Sangaré, du président de l’APCAM, Bakari Togola, des présidents des chambres régionales de l’agriculture.

Le SIAGRI est un espace d’échanges d’expériences, d’informations sur les produits agricoles du Mali, et de compétitivité. C’est pourquoi, la deuxième édition de ce grand espace agricole s’annonce riche en nouveautés. L’évènement de dimension internationale vise à mettre en valeur le potentiel du secteur agricole, agro alimentaire et agro industriel de la sous région, du 24 au 30 avril.

Le président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali, Bakari Togola, trouve que le SIAGRI est très important pour le développement de l’agriculture malienne.
Il fait non seulement la promotion de nos produits agricoles et surtout ceux du terroir, mais fait découvrir aux pays de l’extérieur le potentiel et la diversité agricole du Mali.

Le Mali dispose de plus de 2 600 km de fleuve, de 2 200 000 ha de terres cultivables dont 1 100 000 ha à l’Office du Niger, 7 millions de bovins, plus de 20 millions d’ovins/caprins. Le pays produit, par an, 550 000 tonnes de mangues toutes catégories confondues. Un pays qui dispose de telles richesses ne doit pas dépendre de l’extérieur.

C’est pourquoi, le président de l’APCAM invite les Maliens à travailler, car sans cela, il n’y aura pas de développement. Toutes les conditions sont réunies, dit-il, pour développer l’agriculture. « Nous avons de l’eau, des tracteurs, des terres et une loi (ndlr : la loi d’orientation agricole) pour s’engager dans la voie du développement agricole ».

Il appelle aussi les Maliens à consommer local. Bakari Togola est convaincu que le Mali ne se développera sans avoir atteint la souveraineté alimentaire, autrement dit sans le développement de son agriculture.

Le ministre de l’agriculture a affirmé que le gouvernement s’est engagé à accompagner l’APCAM dans l’organisation de la 2ème édition du SIAGRI, après avoir constaté la réussite de la première, tenue en novembre 2006.

L’institutionnalisation du SIAGRI est la conséquence de cet état de satisfaction. Pour Tiémoko Sangaré, le développement de l’agriculture est une préoccupation du président de la République qui en a fait l’axe central de son Programme de développement économique et social (PDES).

Des initiatives sont prises pour réaliser cette volonté politique, notamment la Loi d’orientation agricole, le programme de 10 millions de tonnes de céréales à l’horizon 2012 et l’Initiative Riz du Premier ministre Modibo Sidibé dont l’objectif est de produire 1 million de tonnes de riz marchand d’ici la fin de l’année 2008.

Pour Tiémoko Sangaré, le PDES veut faire du Mali une puissance agricole et la LOA annonce déjà les prémices de cette révolution verte.
Le Premier ministre a expliqué que la 2ème édition du SIAGRI se tient dans un contexte difficile, marqué par la hausse des prix des produits de première nécessité. Ce qui fait que les populations souffrent de la réduction de leur pouvoir d’achat.

Ce sont les raisons qui ont motivé le gouvernement à prendre les mesures annoncées plus haut, selon le Premier ministre.
Le SIAGRI 2008 a enregistré la participation de plusieurs pays étrangers, plus de producteurs agricoles, de fermiers et d’entreprises agroalimentaires.
Les produits exposés annoncent eux aussi les prémices d’une révolution agricole.

I.MAIGA

28 Avril 2008