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Boncana Ibrahim, officier de l’ex-mouvement Ganda-koï : «Si Ganda-koï dispose d’armes, il peut libérer le nord-Mali»

«J’ai mené le combat sur le terrain, je connais les difficultés dans lesquelles se trouve le Mali. L’armée malienne est victime de la négligence de l’ancien régime. C’est tout le Mali qui est en danger, ce n’est pas seulement les régions du nord. Que ce soit le MNLA, Ançar dine ou Aqmi, ils revendiquent tous un territoire qui est une partie du territoire malien.», avertit Boncana Ibrahim.

Selon lui, ATT savait ce qui se passait au nord. Car l’armée n’est pas en débandade pour rien.

« Nous ne sommes pas des revanchards, mais nos territoires sont occupés et il faut qu’on boute dehors Aqmi, Mnla, An çardine par la défense populaire. », a-t-il prévenu.

Avant d’ajouter, la voix tremblotante de colère : « Nous pouvons nous armer et nous allons payer nos armes, comme nous l’avons fait en 1994. Nous nous sommes armés et nous avons imposé la paix. ».

« On va payer nos armes, réarmer notre armée, défendre notre territoire même s’il le faut contre nos salaires. Nous demandons une mobilisation populaire du peuple malien », a martelé Boncana Ibrahim.

Qui renchérit en confirmant que Ganda-koï n’a jamais été armé par quelqu’un car « on a toujours payé nos armes de nos poches ».

A en croire l’ex officier, si Ganda-koï est suffisamment armé, en trois jours, ils vont libérer le nord.

Les politicards qui se battent aujourd’hui, dit-il, le font parce qu’ils ont le temps. Or ce sont eux qui ont mis l’armée dans cette situation.

Aujourd’hui, explique t-il, l’armée est devenue comme une couverture pour des gens qui cherchent à mener leur vie.

Selon lui, les intégrés tamasheqs sont dans les milices. Et c’est cette situation qui a amené ce problème. Pour lui, ATT savait qu’il y avait la milice Imrad. Mais n’a rien fait. Et El hadj Gamou et Oul Meydou ont tous renversé la veste.

Dieudonné Diama

Canard Déchainé du 11 avril 2012