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Au rythme où va le braconnage, les experts prédisent qu’il n’y aura plus de rhinocéros en Afrique du Sud dans quatre ans, rappelle la Sud-Africaine Karen Trendler, spécialiste des soins vétérinaires d’urgence. Surnommée « Maman rhino » pour avoir sauvé et soigné avec passion près de 200 bébés rhinos dans les années 1990 et 2000 à Pretoria, Karen, 50 ans, pensait en avoir terminé avec son rôle d’infirmière de la vie sauvage qui l’a conduite un peu partout dans le monde, y compris en Europe au chevet d’oiseaux mazoutés. C’était compter sans la brutale recrudescence du braconnage, au rythme moyen d’un rhino tué chaque jour en Afrique du Sud, et une quantité d’autres condamnés parce que blessés ou trop petits pour survivre sans leur mère. « Je déteste être alarmiste ou envisager le pire, mais si le braconnage continue à ce rythme, dans les prochains mois, la population de rhinocéros va baisser et nous assisterons à son extinction, certains disent en 2015 », explique Karen Trendler dans un entretien à l’AFP, en marge d’une campagne pour collecter les fonds destinés à ouvrir un « orphelinat pour rhinocéros ». AFP