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Il s’agira de mettre au point de nouveaux modèles de production de semences de base, en vue d’augmenter durablement leurs productivités dans notre pays

« Développement de modèles de semences de base économiquement viables pour les cultures vitales à la sécurité alimentaire au Mali » c’est un nouveau projet dont est porteur l’Ong Sasakawa global 2000. Il a été lancé hier à l’Hôtel Onomo de Bamako, à la faveur d’une cérémonie officielle, présidée par le Secrétaire général du ministère de l’Agriculture, Dr Abdoulaye Hamadoun.

Cette phase de lancement dudit projet a réuni autour des techniciens de Sasakawa global 2000, les responsables du monde de l’agriculture et les acteurs semenciers de notre pays. Ainsi, la Directrice pays de l’Association Sasakawa pour l’Afrique, Dr Sokona Dagnoko Sissoko dira que la mise en œuvre de ce projet est le consortium de trois organisations, bénéficiant l’appui financier du royaume des Pays Bas. Il visera essentiellement le développement de modèles de semences de base économiquement viables pour les principales cultures vivrières.

Pour une durée de trois ans (3), le projet impliquera l’ensemble des principaux acteurs de la recherche scientifique, les Universités agricoles, les producteurs, les entreprises semencières et la vulgarisation agricole. A travers ce projet, des étudiants en agriculture seront formés dans le domaine de recherche et de la vulgarisation agricole sur les semences. Cette assistance, se fera par un appui au niveau de leur stage de fin de cycle et la rédaction de leur mémoire.

Après avoir soutenu que la disponibilité des semences de base est un problème endémique au Mali et dans la sous-région, le Secrétaire général du département en charge de l’Agriculture, a rappelé quelques chiffres de la campagne 2016-2017. Ainsi, pour le riz pluvial, l’offre totale de semences certifiées était de 180 tonnes et 659 tonnes pour le riz de bas-fonds. Ces quantités disponibles ne pouvaient que couvrir respectivement seulement 2,8% et 3,2% des superficies cultivables.

Malgré ces insuffisances déplorées, les efforts de l’Etat et ses partenaires ont permis d’aboutir à des conditions plus propices au développement de la filière semencière au Mali. Au nombre de ces efforts : « l’existence de structures de recherche et de vulgarisation agricoles, d’entreprises semencières, des organisations paysannes spécialisées, de cadre législatif etc » a expliqué le secrétaire général. A ces efforts étatiques, s’ajoute l’intervention du bureau Sasakawa Africa Association au Mali, soutenu par l’Organisation néerlandaise de recherche scientifique, appréciée par les plus hautes autorités du pays.

Parlant de l’atelier de lancement, Dr Abdoulaye Hamadoun dira qu’il permettra, entre experts, d’identifier les véritables contraintes du secteur semencier et en même temps de dégager des solutions pour y remédier. Au regard de la qualité des participants à cet atelier, le Secrétaire général nourrit l’espoir, par rapport à l’atteinte des objectifs fixés.

Diakalia M Dembélé

Le 22 Septembre du 25 Janvier 2018