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Drapé dans son accoutrement traditionnel, Oumar Ag Ibrahim, avec l’éloquence qu’on lui connaît, s’est d’abord tressé des lauriers, en des termes, on ne peut plus clairs : «à l’occasion des journées de concertation, nous avons établi un bilan partagé de nos actions inscrites dans notre plan stratégique 2003- 2006 et des résultats généraux découlant de la mise en œuvre de la décentralisation au Mali. A cet égard, nous nous réjouissons des résultats acquis avec un bilan assez révélateur d’un Haut Conseil des Collectivités aujourd’hui lisible, visible et crédible».

Abordant, les récentes concertations régionales entreprises à travers le pays par l’institution qu’il préside, Oumar Ag Ibrahim relève qu’aux termes de ces rencontres, les acteurs de la décentralisation «ont apprécié ses avancées remarquables mais ont aussi soulevé des interrogations et des préoccupations persistantes, constituant véritablement des entraves pour la conduite des programmes de développement des Collectivités territoriales».

La pertinence des sujets soulevés et leur impact dans le cheminement de la décentralisation conduit, selon l’orateur, à des réflexions afin d’aboutir à des solutions idoines. En outre, le président Oumar Ag Ibrahim a noté avec beaucoup d’espoir «l’annonce faite par le président de la République d’un nouveau découpage territorial qui, assurément, aura pour but de mieux servir nos objectifs de développement économique et social dans un cadre décentralisé, démocratique et solidaire». Il est vrai que ce nouveau découpage annoncé a été réclamé par des populations dans plusieurs communes du pays. Ce sont des querelles de leadership, d’installation de la mairie et la réalisation de certaines infrastructures socio-éducatives qui seraient à la base des doléances, reprises par le Haut Conseil des Collectivités. Aujourd’hui, le président a promis ce nouveau découpage. Il pourrait conduire à des revendications tous azimuts et à l’effritement de plusieurs communes si tous les contours de création de nouvelles communes ne sont pas maîtrisés.

Par ailleurs, Oumar Ag Ibrahim a bien apprécié les actions entreprises par ATT et son gouvernement. D’abord, la promotion des droits humains et leur pleine jouissance pour les femmes et les jeunes : «le Haut Conseil des Collectivités du Mali salue cette gigantesque entreprise, assuré que le modèle de société juste, mettant femmes et hommes devant les mêmes chances d’accès aux leviers de promotion économique, sociale, culturelle et politique».

Il a également salué la construction du pont de Wabaria une des prouesses de notre pays. Enfin, il a salué les efforts déployés sous ATT pour la lutte contre la pauvreté qui, selon lui, reste bien aussi «notre défi et nous sommes assurés que la participation active des démunis à la croissance et une croisade sans merci contre la corruption contribueraient à l’éradication de la pauvreté extrême et la faim conformément aux objectifs du millénaire pour le développement».

Chahaha TAKIOU

08 novembre 2006