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Le président du CNT (c) a encouragé le gouvernement à améliorer la sécurité sur l’ensemble du territoire national.

Le président du Conseil national de Transition (CNT), le colonel Malick Diaw, a présidé, jeudi dernier au Centre international de conférences de Bamako, la clôture de la session ordinaire d’avril 2021 de l’organe législatif. Au cours de cette session, qui a duré 3 mois, 17 des 22 projets et propositions de loi, qui étaient inscrits dans le tableau des saisines du Conseil, ont été adoptés. Au nombre desquels figurent des ratifications d’ordonnances relatives à la coopération judiciaire entre le Mali et la France ainsi que des conventions de crédits et accords de prêts devant permettre à notre pays de faire face aux défis de santé et de développement.

En plus de ces lois votées, le CNT a programmé et débattu le rapport annuel de la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) au compte de l’année 2020. Aussi, cette session a été marquée par une séance de question d’actualité sur la gestion de la crise de la Covid-19 dans notre pays ainsi qu’une série de questions orales adressées à plusieurs ministres sur des sujets d’importance capitale tels que les problèmes de réconciliation nationale, de justice et d’élections. S’y ajoutent l’école, la hausse du prix des produits de première nécessité… En outre, de nombreuses missions de terrain ont été effectuées par des Commissions générales à l’intérieur du pays et dans le district de Bamako. 

La clôture de cette session intervient à un moment où la Transition a amorcé une autre étape dans son déroulement. Il s’agit du recadrage de sa trajectoire, avec un nouveau leadership, afin de lui donner plus de chance de réussir la refondation attendue par nos compatriotes.
L’occasion était ainsi bonne pour le président du CNT de réitérer ses félicitations aux autorités. «Nous leur assurons du soutien sans faille du CNT dans l’accomplissement de la lourde mission qui est désormais la leur au service du Mali», a exprimé Malick Diaw. 

Aussi a-t-il encouragé l’Exécutif à entreprendre des actions vigoureuses en lien avec les priorités de la Transition, notamment l’amélioration de la sécurité sur l’ensemble du territoire, les réformes politiques et institutionnelles, la transparence dans la gestion des affaires publiques. Sans oublier la mise en œuvre «efficiente» de l’Accord pour la paix et la réconciliation, la réduction du train de vie de l’État, l’apaisement du climat social et l’organisation d’élections crédibles dans le temps imparti. Notre pays traverse actuellement des moments difficiles.
C’est pourquoi, le colonel Malick Diaw a exhorté à l’union sacrée autour de la mère patrie qui a plus que jamais besoin aujourd’hui de tous ses fils. 

Auparavant, les membres du Conseil avaient adopté le projet de loi modifiant la loi n°09-016 du 26 juin 2009 portant création de la Caisse nationale d’assurance maladie (Canam). La Canam est l’organe de gestion du Régime d’assurance maladie universelle (Ramu). La mise en œuvre du Ramu nécessite l’élargissement des missions de la Canam. Ces élargissements concernent l’élaboration de référentiels et des procédures de gestion dans le cadre du Ramu et la mise en œuvre de toutes autres activités en lien avec l’assurance maladie universelle. 

Aussi, le conseil d’administration de la Canam sera élargi à deux représentants du mouvement mutualiste, à un représentant de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (Apcam) et à un représentant de l’Assemblée permanente des chambres de métiers du Mali (APCMM). C’est le ministre de la Santé et du Développement social, Mme Diéminatou Sangaré qui a défendu ce projet de loi. Le texte a adopté par 107 voix pour, zéro contre et zéro abstention. 

Enfin, le CNT a approuvé le projet de loi autorisant le gouvernement à prendre certaines mesures par ordonnance. Dans le projet de loi, l’autorisation demandée par le gouvernement porte sur les domaines de la création, de l’organisation, du contrôle des services et organismes publics ; l’organisation de la production. S’y ajoutent les statuts du personnel ainsi que les traités et accords internationaux. 

Bembablin DOUMBIA

Source: L’Essor